Nîmes: enfant de 8 ans séquestré par sa mère et son beau-père
Nîmes: enfant de 8 ans séquestré par sa mère et son beau-père

Un enfant de 8 ans, retenu enfermé dans une pièce surchauffée depuis de longues semaines par sa mère et son beau-père à Nîmes, a été extrait du domicile par les forces de l'ordre ce vendredi 14 août au soir. Le garçonnet, sous-alimenté, vivait reclus sans eau ni nourriture. Il est désormais pris en charge par les autorités.

Une intervention saluée par le voisinage

Vers 22 heures, des effectifs conséquents de police et de gendarmerie, accompagnés d'un médiateur, sont intervenus au domicile de la mère. Sans cri ni résistance particulière de sa part, ni de son conjoint, l'enfant a été extrait sans heurts, sous les applaudissements du voisinage. Les riverains, qui avaient depuis des semaines organisé une chaîne de solidarité pour lui fournir à boire et à manger, sont soulagés.

« Le petit avait déjà effectué deux tentatives de fugue pour essayer de retrouver son père. Il y a deux ans, il avait été récupéré tout seul à la gare de Nîmes. Dernièrement, il a été retrouvé pieds et torse nus, en pleurs à un arrêt de bus… Sa libération est une excellente nouvelle pour tous les habitants de l’immeuble », se réjouit un habitant de la résidence où Léo résidait avec sa mère toxicomane, son beau-père et sa demi-sœur de 8 mois, en face du commissariat central.

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Une chaîne de solidarité dans la résidence

Depuis de longues semaines, Léo était retenu dans une chambre surchauffée sans eau ni nourriture. Les riverains, dont de nombreux parents, avaient déjà signalé la situation de détresse de l’enfant aux autorités. Chaque jour, à la tombée du soleil, ils lui adressaient de quoi se nourrir et boire depuis sa fenêtre, à l’aide d’une corde tendue depuis l’appartement situé au-dessus du sien.

« Dès qu’il a pu à nouveau respirer l’air extérieur, Léo a souri. Il était amaigri, surtout du visage, mais malgré son calvaire, il souriait à la vie », raconte Sylvie, habitante de l’immeuble voisin. « Les forces de l’ordre lui ont laissé, en prime, choisir la voiture dans laquelle prendre place – celle des policiers ou des gendarmes – pour quitter cet enfer », complète, les larmes aux yeux, une maman très émue.

Des signaux d'alerte ignorés

Léo était souvent absent à l’école. Le comportement inquiétant en public de son beau-père, verbalement très violent, avait fini par alerter. Selon nos informations, la directrice de l’établissement, où est toujours scolarisé le petit garçon, avait un temps envisagé d’effectuer un signalement de sa situation particulière, mais se serait par la suite rétractée.

L’enfant avait déjà tenté de s’enfuir à deux reprises pour retrouver son père. Il y a deux ans, à l’âge de 6 ans, il avait été récupéré seul à la gare de Nîmes. Dernièrement, il a été retrouvé pieds et torse nus, en pleurs à un arrêt de bus.

Une inquiétude pour la demi-sœur de 8 mois

Si les habitants de la résidence sociale Saint-Gilles, gérée par Deltat Habitat, où Léo a vécu son calvaire, se réjouissent de sa libération, ils restent préoccupés pour la petite fille de 8 mois que la mère du garçonnet vient d’avoir avec son nouveau compagnon. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le bébé serait déjà la cible de propos agressifs et violents de la part de son père.

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