Un père de 59 ans a reconnu avoir tué son fils de 17 ans, le lundi 3 août 2026 à Nice. Selon nos informations, le quinquagénaire, placé en garde à vue pour assassinat, a avoué avoir étranglé l'adolescent pour se venger de sa mère, dans un contexte de séparation conflictuelle. Le corps de la victime a été retrouvé dans l'appartement familial, rue des Étoiles, dans le quartier de la Madeleine.
Le déroulement des faits
Le drame s'est déroulé dans l'après-midi du lundi 3 août. Le père, aide-soignant à l'hôpital L'Archet 2, a lui-même contacté la police pour déclarer avoir tué son enfant et vouloir mettre fin à ses jours. Les forces de l'ordre, dont le RAID, sont intervenues en force au cinquième étage du 3 rue des Étoiles. À leur arrivée, elles ont découvert le corps sans vie du lycéen, enveloppé dans un sac mortuaire. Le père, qui s'était ouvert la gorge avec un couteau, a été transporté à l'hôpital dans un état critique.
Selon des sources concordantes, le père aurait partagé une photo de la scène macabre avec la mère de l'enfant, elle-même agent hospitalier, avant de tenter de se donner la mort. Cette photo, envoyée en guise de vengeance, a été déterminante dans l'enquête pour établir le mobile du crime.
Les aveux du suspect
Après avoir été soigné, le suspect a été placé en garde à vue le mardi 4 août au service local de police judiciaire (SLPJ) de Nice. Il a rapidement reconnu les faits, confirmant le scénario d'une vengeance sur fond de séparation. Selon nos informations, il aurait étouffé puis étranglé son fils, avant de tenter de se suicider. La mort de l'adolescent, « probablement par strangulation » selon le parquet de Nice, daterait de plusieurs heures avant la découverte du corps.
Une autopsie doit être réalisée pour préciser les circonstances exactes du décès. Les enquêteurs devront également déterminer si le crime a été prémédité. Le fait que le père ait eu accès à des sacs mortuaires dans le cadre de son métier d'aide-soignant soulève des questions : en avait-il rapportés chez lui pour préparer son geste ? Cette question sera cruciale pour établir la préméditation, qui pourrait alourdir la peine encourue.
Une famille anéantie
Ce drame a bouleversé le quartier de la Madeleine et le personnel de l'hôpital L'Archet 2, où le père était employé. La mère de l'adolescent, également agent hospitalier, est sous le choc. L'hôpital a exprimé son émotion et sa solidarité envers la famille, tout en rappelant que le père était un professionnel apprécié.
La garde à vue du suspect peut être prolongée jusqu'au jeudi 6 août à midi. Le parquet de Nice envisage de communiquer sur cette affaire ce mercredi en fin de journée. Une information judiciaire devrait être ouverte pour préciser les ressorts de ce drame, qui a anéanti une famille. La préméditation, si elle est retenue, pourrait faire encourir la réclusion criminelle à perpétuité au père.
Ce fait divers tragique relance le débat sur les violences intrafamiliales et les conséquences des séparations conflictuelles. Les associations d'aide aux victimes rappellent l'importance de signaler les situations de danger, notamment lorsque des enfants sont impliqués.



