Nice : un homme armé menace un agent de sécurité sur une plage, condamné
Nice : armé sur une plage, il menace un agent et prend 17 mois

Dans la nuit du 20 mai 2026, un incident a failli tourner au drame sur la Promenade des Anglais à Nice. Vers une heure du matin, les agents de sécurité de la plage privée Les Canailles demandaient aux derniers clients de quitter les lieux pour limiter les nuisances sonores. C'est alors que Yanis M., un homme de 27 ans fortement alcoolisé, a refusé d'obtempérer, arguant qu'il se trouvait sur la voie publique.

Une escalade verbale puis physique

Le ton est rapidement monté entre le prévenu et l'un des vigiles. Selon les témoignages, Yanis M. a sorti une arme de poing et en a collé le canon sur la joue de l'agent de sécurité, en lançant : « Je crois que tu n'as pas compris ». L'agent, sous le choc, a reculé tandis que l'agresseur prenait la fuite.

La police municipale, alertée, a rapidement lancé des recherches. Grâce au Centre de supervision urbain (CSU) de Nice, les caméras ont suivi le fuyard qui s'est caché dans des buissons avant d'être interpellé. Pendant sa course, il s'est débarrassé de l'arme, qui n'a jamais été retrouvée. Yanis M. a affirmé qu'il s'agissait d'une « arme factice » qu'on lui avait donnée et qu'il portait « en prévention » en raison de tensions dans son quartier de la rue Trachel.

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Un prévenu aux antécédents judiciaires

Yanis M., alternant dans le secteur bancaire, a reconnu avoir « complètement surréagi » sous l'effet de l'alcool. Il était déjà titulaire de deux condamnations : une pour usage de stupéfiants, et une autre pour violences et menaces sur son ex-compagne. Incarcéré depuis les faits, il a comparu devant le tribunal correctionnel de Nice.

À la barre, la présidente Marion Menot l'a recadré : « Nous ne sommes pas au Far West, Monsieur ». Le procureur Étienne Moreau a requis 18 mois d'emprisonnement avec maintien en détention, soulignant le traumatisme de la victime, qui suit un suivi psychologique et a demandé 2 000 euros au titre du préjudice moral. « Une arme à feu est faite pour tuer », a-t-il martelé, mettant en garde contre la banalisation de ces infractions.

La défense plaide pour une arme factice

L'avocat de la défense, Me Paul Sollacaro, a insisté sur le caractère factice de l'arme, plaidant pour un aménagement de peine sous bracelet électronique. Il a rappelé que son client n'avait pas fait usage de l'arme et qu'il avait agi sous l'empire de l'alcool.

Le tribunal a finalement condamné Yanis M. à 8 mois de prison pour les violences avec arme, et a révoqué partiellement un précédent sursis probatoire de 18 mois à hauteur de 9 mois, portant la peine totale à 17 mois de prison ferme. Cette peine est toutefois aménageable, ce qui pourrait permettre un placement sous surveillance électronique.

Les plages privées niçoises, comme Les Canailles, multiplient les efforts pour limiter les nuisances sonores en fin de soirée, mais cet incident rappelle les risques auxquels sont exposés les agents de sécurité. La ville de Nice, équipée d'un vaste réseau de caméras de surveillance, a permis une interpellation rapide, évitant que l'affaire ne se termine plus tragiquement.

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