Mort d'une femme à Paris : enquêtes ouvertes après tirs policiers
Mort à Paris : deux enquêtes après tirs policiers

Une femme de 30 ans est morte dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 juillet 2022 à Paris, après avoir été touchée par des tirs de policiers. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie et deux enquêtes ont été ouvertes, a indiqué le parquet de Paris.

Les faits : un refus d'obtempérer qui tourne au drame

Les faits se sont déroulés vers 23h30 dans le 18e arrondissement de Paris. Selon les premières informations, les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) ont tenté de contrôler un véhicule qui aurait refusé d'obtempérer. Le conducteur aurait alors pris la fuite, percutant un autre véhicule avant de s'arrêter. Les policiers auraient fait usage de leurs armes à feu, atteignant mortellement la passagère du véhicule. Le conducteur, âgé de 24 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.

Deux enquêtes confiées à l'IGPN et au 3e district de police judiciaire

Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes distinctes. La première, confiée à l'IGPN, vise à déterminer les circonstances exactes des tirs. La seconde, menée par le 3e district de police judiciaire (DPJ), porte sur le refus d'obtempérer et les faits de violence volontaire. Selon une source proche du dossier, le conducteur est connu des services de police pour des faits de stupéfiants. La passagère, elle, n'était pas connue des services.

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Réactions et émotion : un drame qui relance le débat sur les tirs policiers

Ce drame intervient dans un contexte de vives controverses sur l'usage des armes par les forces de l'ordre. Selon le décompte du collectif « À qui profite le crime ? », au moins 12 personnes sont mortes en 2021 à la suite de tirs policiers lors de refus d'obtempérer. L'avocate de la famille de la victime, Me Sarah Brethes, a dénoncé « une banalisation de la mort par balles » et demandé une enquête indépendante. De son côté, le syndicat de police Alliance a exprimé son soutien aux agents impliqués, rappelant « la dangerosité des refus d'obtempérer ».

Enquête en cours : autopsie et analyses balistiques

Une autopsie de la victime doit être pratiquée dans les prochains jours. Les enquêteurs de l'IGPN vont également procéder à des analyses balistiques et entendre les policiers impliqués. Selon une source judiciaire, les fonctionnaires ont été placés sous le statut de témoins assistés. Le parquet de Paris a précisé que les investigations devront déterminer si les tirs étaient proportionnés et justifiés au regard de la légitime défense. La ville de Paris a annoncé qu'elle se porterait partie civile dans cette affaire.

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