Dans une carte blanche publiée le 2 juillet 2026, le journaliste Guillaume Duval, coprésident du club Maison commune, analyse les risques de division de la gauche sociale, écologique et démocratique en vue de l'élection présidentielle de 2027. Il estime que si le danger est réel, l'unité n'est pas encore perdue.
Le vote socialiste du 9 juillet : une étape cruciale
Les adhérents du Parti socialiste doivent décider le 9 juillet d'organiser à l'automne un vote avec leurs alliés pour choisir un candidat à la présidentielle. Deux options leur sont soumises, mais aucune ne prévoit une primaire de toute la gauche. Selon Duval, ce vote était devenu inéluctable en raison du refus des principaux candidats socialistes de s'engager dans une primaire élargie, comme le prévoyait le processus de Bagneux, et du nombre important de candidats déclarés.
Le risque d'une multiplication mortifère des candidatures
Le principal danger est une division durable qui mènerait à une candidature socialiste, une écologiste, une communiste, une de Debout !, etc. Cela obérerait les chances de la gauche d'accéder au second tour. Duval rappelle que le PS est loin d'avoir la position dominante d'antan. Une telle configuration favoriserait l'extrême droite, que ce soit face à Jean-Luc Mélenchon ou à un ancien premier ministre macroniste.
Les socialistes conscients des risques
Les socialistes semblent conscients des conséquences funestes d'une multiplicité de candidatures, puisque les deux options soumises au vote s'inscrivent dans une perspective de regroupement ultérieur plus large. Duval souligne que la question décisive reste la capacité à conclure un accord de gouvernement et un accord pour les législatives entre les partis de gauche, parallèlement au choix d'une candidature commune.
L'essentiel se joue ailleurs
Duval affirme que l'attention médiatique se portera sur le vote socialiste, mais l'avenir de la gauche se joue ailleurs. L'attitude du candidat choisi envers ses partenaires sera déterminante. Il appelle les gens de gauche non encartés et la société civile à exercer une pression maximale sur les appareils pour éviter une division mortifère. « La bataille pour l'unité de la gauche sociale, écologique et démocratique n'est pas (encore) perdue », conclut-il.



