La Fédération internationale de football association (FIFA) a annoncé, ce vendredi 17 juillet 2026, l'ouverture d'une enquête disciplinaire après qu'une banderole portant l'inscription « Les Malouines sont argentines » a été brandie par des joueurs de l'équipe d'Argentine lors des célébrations suivant leur victoire en finale de la Coupe du monde 2026, dimanche 12 juillet à New York.
Les faits : une banderole polémique lors des festivités
Selon des images diffusées par plusieurs médias, des joueurs argentins ont déployé une banderole aux couleurs de l'Argentine avec le slogan revendiquant la souveraineté sur les îles Malouines (Falkland pour les Britanniques) alors qu'ils fêtaient leur titre mondial sur la pelouse du MetLife Stadium. La banderole était visible pendant quelques secondes avant d'être retirée par les joueurs eux-mêmes.
La FIFA a précisé dans un communiqué que « l'enquête portera sur d'éventuelles violations du code de discipline de la FIFA, notamment les articles relatifs aux messages politiques lors des matchs et des cérémonies ». L'instance a rappelé que « les joueurs et les officiels doivent s'abstenir de toute déclaration ou action politique dans le cadre des compétitions de la FIFA ».
Réactions et précédents
Le geste a immédiatement suscité des réactions contrastées. Le gouvernement argentin, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a exprimé son soutien aux joueurs, estimant qu'il s'agissait d'une « expression légitime de l'identité nationale ». En revanche, le Royaume-Uni a dénoncé une « provocation inacceptable » et a appelé la FIFA à prendre des sanctions.
Ce n'est pas la première fois que la question des Malouines surgit dans le football argentin. En 2022, lors de la Coupe du monde au Qatar, des supporters argentins avaient déjà affiché des banderoles similaires sans que la FIFA n'intervienne. Cependant, l'action directe des joueurs sur le terrain constitue une première.
Impact et suites possibles
L'enquête de la FIFA pourrait aboutir à des sanctions allant d'un simple avertissement à des amendes, voire à des suspensions de joueurs. Selon le code disciplinaire de la FIFA, les joueurs peuvent être suspendus pour un ou plusieurs matchs en cas de comportement politique. L'Argentine, championne du monde, pourrait également être condamnée à une amende.
La décision finale sera rendue par la commission de discipline de la FIFA dans les semaines à venir. En attendant, la polémique relance le débat sur la place de la politique dans le sport, un sujet sensible pour la FIFA qui tente de maintenir une neutralité politique lors de ses compétitions.



