Nouveau rebondissement dans l'enquête sur la tentative d'assassinat d'un oligarque ukrainien à Monaco. Selon le média ukrainien Ukrainska Pravda, qui cite des sources proches de l'enquête, les deux hommes soupçonnés du meurtre d'Anastasiia Berezovska ont non seulement reconnu avoir éliminé la poseuse de bombe, mais ils auraient également avoué être « les organisateurs » de l'attaque du 29 juin 2024 à Monaco.
Les suspects passent aux aveux
Placés en détention jeudi dernier, Vitaly Zhykovych, un ancien agent des services de sécurité ukrainiens (SBU), et Vladislav Reut, un officier du renseignement militaire (GUR), auraient livré des « témoignages détaillés » depuis leur incarcération. Ils auraient initialement prévu d'enlever Vadim Ermolaev, oligarque ukrainien exilé à Monaco, avant de changer leurs plans pour un assassinat.
Selon les aveux, la motivation principale d'Anastasiia Berezovska, réfugiée ukrainienne de 39 ans installée en Allemagne, était financière. Elle espérait « gagner de l'argent pour acheter une maison en Ukraine », rapporte Ukrainska Pravda.
Fabrication et acheminement de la bombe
Vladislav Reut a précisé avoir lui-même confectionné le dispositif électronique de mise à feu. Cette pièce maîtresse de la bombe a été dissimulée dans une voiturette pour enfant et acheminée jusqu'en Allemagne, où Berezovska aurait pris le relais. C'est elle qui aurait assemblé la bombe, bien que Vitaly Zhykovych ait estimé qu'elle n'avait pas les compétences nécessaires pour le faire seule, suggérant l'implication d'autres complices.
Implication dans d'autres opérations
Les deux suspects auraient également indiqué aux enquêteurs qu'Anastasiia Berezovska avait été « impliquée dans d'autres opérations », notamment visant le blogueur pro-russe Anatoly Shariy. Accusé de trahison, Shariy avait trouvé refuge en Europe et a été arrêté en Espagne en 2022 à la demande du SBU. Il pourrait désormais se trouver en Allemagne, pays où Berezovska résidait.
Le corps d'Anastasiia Berezovska a été découvert le 6 juillet, rapportait Pravda. L'enquête se poursuit pour déterminer l'étendue de son implication et l'existence d'éventuels autres commanditaires.



