Les scènes de pillages, de violences et de chaos qui ont marqué la France le samedi 17 octobre ont suscité une vague de réactions parmi les responsables politiques d'extrême droite et de droite conservatrice à travers le monde, des États-Unis à la Russie en passant par le Royaume-Uni. Plusieurs centaines de policiers ont été blessés et plusieurs milliers de personnes ont été interpellées lors de ces affrontements, qui ont vu une mairie incendiée à Limoges, des centaines de magasins pillés et des bâtiments recouverts de graffitis, notamment à Paris et à Marseille.
Trump et Vance pointent l'immigration
Donald Trump et son vice-président J.D. Vance ont rapidement désigné les personnes immigrées comme responsables présumés des émeutes. Dans un message publié sur le réseau social X, J.D. Vance a écrit : « Les libéraux occidentaux ont importé le tiers-monde en France et dans d'autres pays au nom de la diversité et de la compassion. » Il a ajouté : « Ils ont ignoré les questions fondamentales d'assimilation et de compatibilité. On leur a dit que cela mènerait à cela et ils n'ont pas écouté. »
Le président américain a renchéri sur son réseau Truth Social, affirmant : « L'immigration de personnes issues d'un monde totalement différent, des personnes animées par la haine, a détruit ce pays autrefois si grand. » Il a exhorté : « Fermez vos frontières et reprenez le contrôle, avant qu'il ne soit trop tard ! » Ces déclarations reprennent les discours des extrêmes droites européennes, qui font de l'immigration le « fléau » des nations occidentales.
Farage et Salvini s'alignent sur le discours sécuritaire
Nigel Farage, chef de Reform UK et allié de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN), a commenté sur X : « Si nous ne nous réveillons pas, le carnage en France est notre avenir. Nous devons revenir au droit, à l'ordre et aux frontières. »
Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a également réagi sur le même réseau social, écrivant : « L'axe du mal qui unit extrémistes de gauche et fanatiques islamiques est le danger numéro un à affronter et à vaincre », tout en diffusant des images de la mairie de Limoges en feu.
Les proches du Kremlin et Bukele s'invitent dans le débat
Des responsables russes proches du Kremlin ont vu dans les manifestations du 17 octobre la preuve de la « décadence » d'une Europe qui aurait ouvert grand ses frontières aux migrants. Vladimir Poutine n'a pas publiquement réagi, mais Kirill Dmitriev, représentant spécial du président russe dans ses relations avec les États-Unis, a évoqué sur X le « suicide de la civilisation occidentale provoqué par le chaos migratoire ». Il a également déclaré : « L'Occident est tombé en raison d'une incapacité à discuter et à corriger des erreurs graves en matière de migration, d'énergie et de bellicisme. »
Le président du Salvador, Nayib Bukele, proche allié de Donald Trump, a réagi dans un message en français, déclarant : « J'ai entendu dire que la France était finie, qu'il était trop tard pour la sauver. Mais la France est toujours aussi belle, enviable même. » Il a ajouté que la grandeur du pays n'avait pas « disparu » et qu'elle « ne demande qu'à renaître ». Bukele, connu pour sa politique ultra-sécuritaire et devenu un partenaire clé de Trump dans sa politique de lutte contre l'immigration illégale, a estimé : « Nous avons surmonté en un an un problème cent fois plus grave, sans avoir les moyens dont dispose la France. Elle pourrait y arriver en une semaine. »
Ces réactions internationales interviennent alors que la France tente de rétablir l'ordre après une journée de violences qui a marqué les esprits. Les autorités françaises n'ont pas encore communiqué sur d'éventuelles mesures supplémentaires pour faire face à ces événements, mais l'ampleur des dégâts et le nombre d'interpellations suggèrent une réponse sécuritaire renforcée dans les jours à venir.