L'homme soupçonné d'avoir tué sa compagne Manon Relandeau a été interpellé et placé en garde à vue mercredi 27 avril en Algérie. La gendarmerie a fait état ce mercredi d'une « montée en puissance » des moyens mobilisés pour retrouver cette jeune mère de famille de la région nantaise.
Arrestation en Algérie
Le conjoint de Manon Relandeau, mis en cause dans la disparition de l'agricultrice de 31 ans, a été placé en détention provisoire dans une prison algérienne le 27 avril dernier, selon le quotidien « Ouest France », dans le prolongement de sa garde à vue. Recherché dans le cadre d'un mandat d'arrêt international, l'homme de 41 ans a été arrêté dans la région de Blida, une ville située à 45 km au sud-est d'Alger. Il avait pris l'avion le 2 avril dernier à l'aéroport de Nantes, accompagné de sa fille de 15 mois.
Moyens de recherche intensifiés
La gendarmerie a fait état ce mercredi d'une « montée en puissance » des moyens mobilisés pour retrouver cette jeune mère de famille de la région nantaise qui pourrait avoir été tuée, son conjoint ayant été interpellé en Algérie. Depuis lundi, des drones de l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) ont été engagés, l'un utilisé de jour pour mettre en évidence des « anomalies de terrain », comme des traces de passage de voitures, l'autre, thermique, utilisé de nuit pour cartographier des « sources de chaleur », a expliqué devant la presse le capitaine Aurélien Schlossman.
Depuis le 3 avril, date du signalement de la disparition de Manon Relandeau, plus de cent gendarmes ont été mobilisés, des équipes cynophiles et la brigade fluviale engagées, et une cellule nationale d'enquête dirigée par la section de recherches de Nantes a été spécifiquement créée.
Périmètre de recherche étendu
Un nouveau survol par hélicoptère doit être effectué dans la journée. Le périmètre de recherche, autour de Saint-Etienne-de-Montluc, à l'Ouest de Nantes, s'étend sur « plusieurs dizaines de kilomètres carrés », a précisé le lieutenant-colonel Gonzague Caffart, qui s'exprimait devant la ferme où travaillait Manon Relandeau avant de disparaître. La zone de recherches comprend de nombreux marais et étiers « difficilement accessibles », des zones « marécageuses et boueuses » avec « peu d'habitations », au sein desquelles il est « difficile de progresser », a décrit le lieutenant-colonel Caffart.
Procédure judiciaire
Le parquet a annoncé mardi l'arrestation en Algérie du conjoint de Manon Relandeau, Algérien de 41 ans, qui avait pris l'avion le 2 avril avec leur fille alors âgée de 15 mois. L'enfant était avec lui au moment de son interpellation, a précisé le parquet, qui avait ouvert début avril une enquête pour meurtre et enlèvement. Interrogé, le procureur n'a pas souhaité s'exprimer sur les procédures judiciaires en cours ou sur une éventuelle demande d'extradition. Le suspect était déjà connu de la justice, condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences conjugales sur sa compagne de l'époque, a-t-il ajouté. Dans ce dossier, deux personnes ont par ailleurs été mises en examen les 22 et 23 avril pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime » et « modification des lieux d'un crime », a indiqué Antoine Leroy. Ces deux personnes ont été placées en détention provisoire, a-t-il précisé.



