Menaces de mort sur Léa Salamé : un Varois condamné à six mois avec sursis
Menaces de mort sur Léa Salamé : un Varois condamné

Le tribunal correctionnel de Draguignan a condamné vendredi dernier un Cavalairois de 58 ans à six mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pour des menaces de mort proférées en septembre 2025 sur Facebook à l'encontre de salariés de France Télévisions, de la présidente Delphine Ernotte et des journalistes Patrick Cohen et Léa Salamé.

Des messages violents et antisémites

Le 6 septembre 2025, sous l'emprise de l'alcool, le quinquagénaire a publié sur la messagerie Facebook de France Télévisions des messages au contenu extrêmement violent. Il écrivait notamment : « Un salarié de France Télé mort = 1 000 Français heureux, une Léa Salamé supprimée, tous les Français heureux » et « On va lancer la chasse aux salariés de France TV, bande de gauchiasses ». Il visait également Patrick Cohen en des termes à connotation antisémite et terroriste : « quant au porc Cohen, lui, c'est open bar, égorgé, violé, défoncé par un OQTF islamique ».

À l'audience, Christophe, l'air contrit et « honteux », a présenté ses excuses. Il a expliqué son geste par un « coup de sang » survenu après une journée d'« ennui » et de « rosé », sans pouvoir en préciser la cause exacte. « Je ne comprends pas comment j'en suis arrivé à cet extrême. J'ai dû tomber sur quelque chose qui ne me plaisait pas, j'ai fait une fixette et je me suis défoulé », a-t-il déclaré.

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Des propos aux relents extrémistes

La procureure Laurence Barriquand a déploré un texte aux relents « extrémistes, racistes, terroristes et antisémites ». Christophe a nié être extrémiste, affirmant : « Ce que je ne suis pas, même si mes propos laissent clairement le penser. On pense écrire ce qu'on veut sur le Net. C'est arrivé une fois. Désormais, je ne réagis plus sur les réseaux sociaux. »

L'ancien chef de cuisine, sans emploi depuis deux ans, avait pourtant persisté dans ses menaces : son premier message datait de 12 h 46, suivi d'un second à 17 h 13. Me Julia Bellisi, partie civile, a souligné la gravité de tels actes : « Il faut savoir qu'il y a quelqu'un à l'autre bout qui ne sait pas où s'arrête la haine de l'auteur. Dans le contexte actuel, des menaces ne restent parfois pas de simples excès. »

Condamnation et suivi psychologique

Le tribunal a condamné Christophe à six mois d'emprisonnement avec sursis probatoire, assortis d'une obligation de suivre un stage de citoyenneté. Il devra également verser un euro symbolique aux parties civiles. Depuis les faits, il assure consulter un psychologue. Le prévenu a reconnu avoir déversé sa haine sur les réseaux sociaux sans penser avoir un jour à répondre de ses écrits.

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