La marine britannique a annoncé le 29 juin 2026 le remplacement de ses six destroyers Type 45, vieillissants et coûteux à entretenir, par une nouvelle génération de navires hybrides. Ces bâtiments, baptisés Type 83, combineront une propulsion diesel-électrique et des turbines à gaz, réduisant la consommation de carburant de 30 % par rapport aux actuels destroyers, selon un communiqué du ministère de la Défense.
Un programme estimé à 1,5 milliard de livres
Le programme, d'un coût estimé à 1,5 milliard de livres sterling (environ 1,75 milliard d'euros), prévoit la construction de huit navires, soit deux de plus que la flotte actuelle. Les premiers exemplaires devraient entrer en service à partir de 2035, avec un remplacement complet d'ici 2040. Le secrétaire à la Défense, John Healey, a déclaré : "Ces navires hybrides moderniseront notre flotte et garantiront notre supériorité navale face aux menaces émergentes."
Des navires plus polyvalents et plus écologiques
Les Type 83 seront équipés de systèmes d'armes laser et de missiles hypersoniques, en plus de leurs capacités antiaériennes et anti-sous-marines. Leur conception modulaire permettra des mises à niveau rapides. Selon l'amiral Sir Ben Key, chef d'état-major de la marine, "ces navires représenteront un bond en avant technologique, avec une empreinte carbone réduite de 40 % par rapport aux Type 45."
Un besoin urgent de remplacement
Les six destroyers Type 45, entrés en service entre 2009 et 2013, ont souffert de pannes récurrentes de leurs systèmes de propulsion, les rendant indisponibles pendant de longues périodes. En 2025, seuls trois étaient opérationnels en permanence. Leur remplacement était devenu une priorité pour la Royal Navy, qui doit faire face à une concurrence accrue de la Russie et de la Chine en Atlantique Nord et en Arctique.



