Le maire d'Alès, Christophe Rivenq, a été confronté à des menaces sérieuses, mais les individus cagoulés qui se sont présentés comme membres de la DZ Mafia ont catégoriquement nié toute implication. Cette affaire, qui a secoué la ville du Gard, a été révélée par une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, où plusieurs hommes cagoulés proféraient des menaces de mort à l'encontre du maire.
Une vidéo menaçante
Dans cette vidéo, les hommes cagoulés, vêtus de noir et armés, déclaraient : "On va te buter, toi et ta famille." Ces menaces faisaient suite à la fermeture par la municipalité d'un point de deal situé dans le quartier de La Prairie. Le maire, Christophe Rivenq, avait pris cette décision dans le cadre de sa politique de lutte contre le trafic de stupéfiants.
La DZ Mafia se désolidarise
Quelques jours après la diffusion de la vidéo, un autre message, émanant cette fois de personnes se présentant comme les véritables représentants de la DZ Mafia, a été publié. Ils y affirment que les auteurs des menaces ne sont pas affiliés à leur organisation et qu'ils condamnent ces actes. "Nous n'avons rien à voir avec ces individus. Ils utilisent notre nom pour semer la terreur", ont-ils déclaré, selon des sources proches de l'enquête.
Une enquête en cours
Le parquet d'Alès a ouvert une enquête pour "menaces de mort envers un élu" et "association de malfaiteurs". Les enquêteurs tentent d'identifier les auteurs de la vidéo et de déterminer s'ils sont effectivement liés à la DZ Mafia ou s'ils agissent de manière indépendante. Christophe Rivenq, soutenu par plusieurs élus locaux, a indiqué ne pas céder à l'intimidation : "Je continuerai à faire mon travail, avec détermination."
Un contexte de violence croissante
Cette affaire s'inscrit dans un climat de tensions liées au trafic de drogue dans la région. Alès, comme d'autres villes moyennes, est confrontée à une recrudescence des violences liées aux stupéfiants. Selon les statistiques de la police, les saisies de drogue ont augmenté de 30% dans le département du Gard au premier semestre 2026.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a réagi en condamnant fermement ces menaces et en assurant le maire du soutien de l'État. "Nous ne laisserons pas les trafiquants intimider les élus de la République", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Nîmes.



