Menacé par la DZ Mafia, le maire d'Alès réapparaît en terrasse
Menacé par la DZ Mafia, le maire d'Alès de retour

Dans la nuit de lundi à mardi, Christophe Rivenq, maire LR d'Alès (Gard), a été exfiltré de son domicile par le RAID après avoir reçu des menaces de mort réitérées de la part du groupe criminel marseillais, la DZ Mafia. Ce mercredi, l'édile est réapparu dans un restaurant de sa ville comme si de rien n'était.

Un retour sous haute protection

Accompagné d'un dispositif de sécurité composé de policiers en uniforme et d'autres en civil, armés d'oreillettes, Christophe Rivenq a serré quelques mains avant de s'installer à une table au milieu de la terrasse avec ses gardes du corps. « Cette situation m'est imposée », a-t-il expliqué à un confrère de RTL présent sur place, comme pour s'excuser de la scène.

« Cette situation est très difficile à vivre ; pas pour moi, mais pour mon épouse et mes enfants. Moi, je continue mon travail. Je ne lâcherai pas, même si je refuse de devenir le porte-parole de la lutte contre le narcotrafic », lâche-t-il à notre confrère à peine 24 heures après son exfiltration, alors que les autorités craignaient un attentat à la voiture piégée à son encontre.

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Une protection comprise mais pesante

Sa protection, il la « comprend » mais il espère « rapidement pouvoir rentrer chez [lui] » a-t-il exprimé avant de passer par la mairie quelques instants avant de la quitter en empruntant une porte dérobée. Si plusieurs clients se sont réjouis au micro de RTL de voir leur maire de retour en ville, Christophe Rivenq n'est malheureusement pas encore sorti d'affaires.

Après avoir reçu le jeudi 16 juillet une lettre contenant deux balles de calibre 9 mm, signée du groupe « DZ Mafia », et vu des inscriptions menaçantes sur les murs de son domicile, il a pu entendre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, indiquer lundi « prendre très au sérieux les menaces visant l'élu ». « Alès est un territoire très convoité » par ce groupe criminel qui contrôle le narcotrafic à Marseille, avait ajouté le ministre sur France Inter.

L'enquête confiée au PNACO

Ce mardi, le Parquet national anticriminalité organisée (PNACO) a annoncé s'être saisi de l'enquête. Les investigations ont été confiées à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) et à la direction de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Nîmes. Christophe Rivenq reste déterminé à poursuivre son travail malgré les menaces.

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