Deux mois après la fermeture de la maternité de la Polyclinique Sainte-Thérèse à Sète, la situation se débloque pour les sages-femmes et auxiliaires de puériculture. Cinq d’entre elles devraient rejoindre, à terme, les Hôpitaux du bassin de Thau, a indiqué leur avocat, Me Fabien Martelli.
Des propositions de contrat émises par l’hôpital
Les cinq sages-femmes et les trois auxiliaires de puériculture de Sainte-Thérèse vont-elles enfin voir le bout du tunnel ? Deux mois après la fermeture de la maternité de la Polyclinique et le « transfert » de l’activité gynécologie-obstétrique vers les Hôpitaux du bassin de Thau (HBT), le ciel semble enfin s’éclaircir quant à leur avenir professionnel.
« Ça a bougé », reconnaît Me Fabien Martelli, leur avocat. « On est en négociations sur les temps partiels, les temps complets… L’hôpital a émis des propositions de contrat pour les cinq salariés ayant émis la volonté d’y travailler. La condition sine qua none était que les contrats soient rompus par la clinique. C’est le cas. »
La Polyclinique régularise et engage un licenciement économique
La Polyclinique a régularisé la situation en payant les salaires de juillet et août, et a engagé une procédure de licenciement économique collectif. « On peut dire que des avancées spectaculaires sont là. Mais tant que tout n’est pas signé, il ne faut pas crier victoire », tempère Me Martelli.
Avec des nuances selon les situations, le licenciement économique concernerait les cinq personnels qui basculeraient à terme sur l’hôpital, mais aussi les trois autres, qui ont fait un choix différent. La situation de trois professionnelles de santé, actuellement en congés de naissance et ne pouvant donc faire l’objet d’un licenciement économique, reste toutefois en suspens.
Une sortie espérée en novembre
« Les convocations à l’entretien préalable ont été envoyées. Les procédures prennent quelques semaines », ajoute Me Martelli, désormais optimiste sur une sortie par le haut dans ce dossier, qui pourrait se matérialiser au mois de novembre. Ce serait plus d’un an après les premiers échanges sur le « transfert » de l’activité maternité.
Malgré l’engagement de la première heure des Hôpitaux du bassin de Thau pour intégrer les professionnels volontaires de Sainte-Thérèse, les atermoiements de la Polyclinique et de l’Agence régionale de santé auront prolongé l’angoisse des sages-femmes et auxiliaires de puériculture pendant de longues semaines.



