Mardi 8 septembre 2026, les personnels de la fonction publique hospitalière des Alpes-Maritimes sont appelés à une « journée fonction hospitalière morte ». Lancée par l'intersyndicale (CGT-FO-CFDT-SUD SOLIDAIRES-UNSA), cette mobilisation prendra la forme de rassemblements, d'actions, de minutes de silence ou encore de port de brassard noir, selon les établissements. Les agents entendent ainsi dénoncer leurs conditions de travail quotidiennes : sous-effectifs, rémunérations jugées insuffisantes, bâtiments inadaptés aux fortes chaleurs.
Une mobilisation après un été caniculaire
Cette journée intervient après un été marqué par des températures suffocantes et une pression accrue sur les hôpitaux. Dans leur appel, les syndicats évoquent « des températures suffocantes, des bâtiments inadaptés, des personnels insuffisants et à la clé, des souffrances, des morts… Trop de morts… ».
Frédéric Fischbach, président fédéral CFTC santé sociaux, souligne que « des remerciements ne suffisent plus » et que « les agents hospitaliers ne peuvent plus être considérés comme une variable d'ajustement budgétaire ». L'organisation compte « interpeller les députés dans les territoires et obtenir des engagements concrets sur les moyens ».
Un mouvement qui s'étend en septembre
La fonction publique hospitalière, qui compte 1,2 million d'agents, devrait se faire entendre à nouveau le mardi 15 septembre 2026. La fédération CGT des services publics appelle à une mobilisation dans les secteurs sociaux et médico-sociaux, avec un rendez-vous régional à l'Agence régionale de santé de Marseille.
« Mais tous les jours, dans les Alpes-Maritimes, des travailleurs et travailleuses se battent par divers moyens », rappelle Rémi Demouveaux, secrétaire général de l'Union départementale CGT. Depuis le 28 mai 2026, le service d'Hospitalisation à domicile (HAD) de l'hôpital de Grasse est en grève, notamment en raison d'un fort turnover du personnel et de tâches administratives manuelles persistantes. Les discussions avec la direction se poursuivent sans accord de sortie de crise formalisé.
Des revendications financières précises
Le 28 juillet 2026, au centre hospitalier d'Antibes, les syndicats dénonçaient des « droits brisés » et des dysfonctionnements majeurs. Le 29 septembre 2026, les agents hospitaliers sont appelés à rejoindre le mouvement de la fonction publique contre la politique budgétaire d'austérité. Les syndicats réclament notamment une couverture de haut niveau en santé et en prévoyance, ainsi qu'une mesure transitoire de 30 euros par mois pour tous les agents, jugeant insuffisantes les annonces gouvernementales sur la protection sociale complémentaire.



