Une vidéo publiée sur Instagram par le compte « On n'y comprend rien » cumule près de 500 000 vues ce vendredi et affirme que les personnes se maquillant dans le train ou le métro seront désormais verbalisées à hauteur de 60 euros. La séquence, illustrée par des images générées par intelligence artificielle, a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.
Une information démentie par la SNCF et la RATP
Contactées par Le Parisien, la SNCF et la RATP ont catégoriquement démenti cette information. Aucune mesure ne vise spécifiquement les voyageurs qui se maquillent à bord. En revanche, les personnes qui salissent les sièges (par exemple avec du maquillage) peuvent être sanctionnées d'une amende de 60 euros pour dégradation.
Le contenu de la vidéo
La vidéo, qui dure quelques minutes, commence par ces mots : « Des millions de Français interdisent désormais ton maquillage matinal dans le train. Toi aussi, tu gagnes peut-être 15 minutes de sommeil en te préparant pendant ton trajet vers le boulot ? Ce petit geste quotidien devient un délit qui peut te coûter très cher. » La narratrice évoque ensuite « un rapport officiel » qui révélerait que « près de 70 % des Français jugent le maquillage dans les transports déplacé ou intrusif ». Ce rapport est illustré par une image de feuilles volantes estampillées d'un logo gouvernemental, sans qu'aucune source officielle ne soit citée.
Elle cite également le cas d'une passagère sur la ligne Paris-Lyon qui aurait « pris 60 euros pour avoir mis du vernis à ongles en voiture 14 ». La vidéo assure que la SNCF et la RATP « appliquent désormais leur plan civilité voyageurs 2026 ». Ces allégations ont provoqué un tollé, de nombreux internautes dénonçant une mesure sexiste.
Une désinformation massive
La vidéo, bien que fausse, a été massivement partagée, alimentant la colère et la confusion. Selon les transporteurs, aucune amende n'existe pour le simple fait de se maquiller. Les sanctions prévues concernent uniquement les comportements salissants ou dangereux. Le « plan civilité voyageurs 2026 » n'est pas un document officiel, mais une invention du compte à l'origine de la vidéo.
Cette affaire illustre une nouvelle fois la rapidité avec laquelle les fausses informations se propagent sur les réseaux sociaux, notamment lorsqu'elles touchent à des sujets sensibles comme les transports ou l'égalité des genres.



