Manifestations du 21 octobre : 70 000 forces de l'ordre mobilisées
Manifestations : 70 000 forces de l'ordre mobilisées

Ce samedi, la France connaît une nouvelle journée de manifestations contre la vie chère et pour l'amélioration des conditions d'étude des lycéens, dans un climat de tensions exacerbées une semaine après les violences et les pillages survenus dans de nombreuses villes en marge des cortèges.

70 000 forces de l'ordre mobilisées

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a prévenu que les forces de l'ordre seraient "intraitables" et ne "laisseraient rien passer" après avoir été débordées samedi dernier. Il a annoncé la mobilisation de 70 000 membres des forces de sécurité intérieure, soit environ 10 000 de plus que la semaine dernière, dont des unités spécialisées comme le GIGN, la BRI et le RAID.

Comme le 17 octobre, plusieurs centaines de milliers de personnes pourraient défiler samedi dans tout le pays à l'appel non seulement d'organisations syndicales ou représentatives mais aussi de collectifs réunis sur les réseaux sociaux, selon des prévisions non confirmées par les autorités.

Parcours modifié à Paris, manifestation contre le RN à Orléans

À Paris, la préfecture de police a finalement interdit vendredi le parcours proposé par la CGT entre Bastille et Nation après l'avoir accepté dans un premier temps. Elle propose à la place un tracé de Porte d'Italie à Porte de Vincennes via le boulevard des Maréchaux. Le défilé proposé par les "Gilets jaunes" entre Opéra et Bastille avait été interdit d'emblée.

Entre 20 000 et 30 000 opposants venus de "toute la France", selon une prévision de la préfecture du Loiret, étaient en outre attendus à Orléans pour un défilé hostile au Rassemblement national, qui y tient son congrès tout le week-end.

Évacuations à Bastille et couvre-feu à Orléans

À 12h10, les forces de l'ordre évacuent des manifestants tentant de se rassembler place de la Bastille, point de départ de la manifestation parisienne initialement envisagée par les organisateurs. Selon ces derniers, le tribunal administratif de Paris a confirmé dans la matinée la modification du parcours imposée vendredi après-midi par la préfecture de police de Paris et les manifestants sont désormais appelés à se rassembler à 14h00 à la Porte d'Italie en vue de défiler jusqu'à Porte de Vincennes.

À 11h20, environ 11 000 personnes manifestent contre le Rassemblement national à Orléans, selon un bilan de la préfecture du Loiret. À 10h00, Serge Grouard, maire d'Orléans, a annoncé un couvre-feu pour les moins de 15 ans pour les deux prochaines nuits dans sa ville. Plusieurs milliers de personnes, dont des militants syndicaux, des membres de la Ligue des droits de l'homme ou encore des lycéens, commencent à se rassembler pour la manifestation contre le RN.

Saisies d'objets dangereux et déclarations du ministre

À 08h35, des "objets dangereux" tels que des mortiers d'artifice susceptibles d'être utilisés contre les forces de l'ordre ont été saisis lors de contrôles réalisés depuis vendredi soir dans toute l'Île-de-France, déclare la porte-parole de la préfecture de police de Paris sur BFM TV. "Des contrôles sont réalisés dans toute l'Île-de-France (...) sur les axes de communication (...) déjà depuis hier soir et oui, d'ores et déjà, des objets dangereux qui avaient vocation à être notamment utilisés contre les forces de police (...) notamment des mortiers d'artifice (...) notamment des objets qui cherchent à bénir et à entraver le travail des policiers (...) ont d'ores et déjà été saisis grâce à ce travail", affirme Hélène Denéchère. La porte-parole déclare également que l'attaque commise vendredi à Trappes fait "partie des éléments (...) pris en considération" pour modifier le parcours de la manifestation autorisée à Paris.

À 10h17, lors d'une visite à l'école nationale de police à Vincennes, Laurent Nunez déclare aux policiers : "Bon courage, la journée sera longue. On sait qu'on aura probablement des groupes disparates qui vont essayer de créer des incidents, soit s'en prendre au commerce, piller les commerces, s'en prendre aux institutions, s'en prendre aux forces de sécurité intérieure. Et vous savez que le maître mot aujourd'hui, ce sera la mobilité, la réactivité, l'adaptabilité, et qu'on pourra impacter vraiment les groupes risque à. (...) Qu'on soit absolument intraitables (et) hyper, hyper, hyper réactifs".