Christophe Rivenq, maire d'Alès dans le Gard, a été confronté à une menace directe jeudi 16 juillet. Son épouse a découvert deux balles de neuf millimètres dans la boîte aux lettres du domicile familial, accompagnées d'un courrier insultant. Le message était sans équivoque : « Dis à tes putains de flics d'arrêter de nous casser les couilles ».
Un élu qui refuse de céder à l'intimidation
Malgré cette intimidation, Christophe Rivenq a tenu à maintenir ses engagements. Ce lundi 20 juillet, il s'est rendu comme prévu à un séminaire avec des élus du territoire, dans un hôtel de la région. « J'essaie de me concentrer sur ma mission et de continuer à vivre normalement », a-t-il confié à L'Express entre deux réunions, sans laisser paraître la fatigue des derniers jours.
Une enquête ouverte pour identifier les auteurs
Les forces de l'ordre ont été alertées et une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de cette menace. La mairie d'Alès n'a pas encore communiqué officiellement sur l'incident, mais Christophe Rivenq a reçu le soutien de plusieurs élus locaux et nationaux. Cette affaire rappelle les risques auxquels sont exposés les élus locaux, souvent en première ligne face à la délinquance.
Le maire d'Alès, connu pour sa fermeté en matière de sécurité, était déjà sous pression après des tensions récentes dans certains quartiers de la ville. Cette menace intervient dans un contexte où plusieurs maires en France ont été victimes de violences ou d'intimidations ces derniers mois.



