Lunel : un homme condamné à deux ans de prison pour violences sur des gendarmes
Lunel : 2 ans de prison pour violences sur des gendarmes

Le 5 août 2026, une intervention de police municipale à Lunel a dégénéré en violences. Un homme de 27 ans, ivre avec 1 g d'alcool dans le sang, a insulté, menacé de mort et frappé cinq forces de l'ordre. Jugé en comparution immédiate, il a été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire, et incarcéré.

Des insultes et des coups dès l'interpellation

Ce soir-là, des policiers municipaux demandent à l'homme d'éteindre la musique de son enceinte. Il répond : "T'es pas mon père !". Puis, il enchaîne les insultes en français et en arabe. Lorsque les gendarmes arrivent pour le placer en garde à vue, il les menace : "Je vais tous vous tuer", selon le procès-verbal.

Dans le véhicule, l'homme est décrit comme "ingérable". Il tente de mordre une gendarme et postillonne sur les forces de l'ordre, les obligeant à porter un masque chirurgical. Son agressivité persiste pendant la garde à vue et l'examen médical, où il essaie de fuir en courant et roue le médecin de coups de pied dans les jambes.

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Un casier judiciaire chargé et une récidive légale

L'homme, âgé de 27 ans, de nationalité algérienne, arrivé en France en 2009, travaille comme étancheur. Son casier judiciaire mentionne cinq condamnations entre 2019 et 2025, notamment pour conduite sous l'emprise d'alcool, violence aggravée et rébellion. Au moment des faits, il était en état de récidive légale et en état d'ébriété, avec un taux de 1 g d'alcool dans le sang.

À l'audience, le prévenu ne reconnaît qu'une partie des faits, notamment les gros mots, mais assure que les gendarmes ont répondu en ayant éteint leur caméra piéton en amont. "Ils m'ont fait des bleus", ajoute-t-il en interrompant la juge, visiblement agacée. Il finit par promettre : "Je tiens à m'excuser et c'est la dernière fois que vous me voyez dans un tribunal."

Des réquisitions fermes et une condamnation à la hauteur

Dans ses réquisitions, la procureure insiste sur l'augmentation des outrages aux forces de l'ordre et soutient la clarté des faits grâce aux procès-verbaux des caméras piétons. "Il faut une peine à la hauteur de la violence, de la durée, du nombre de victimes et de l'attitude intolérante", affirme-t-elle d'un ton grave. Elle requiert 30 mois d'emprisonnement dont 12 de sursis probatoire, une obligation de soins psychologiques et pour l'addiction à l'alcool, ainsi qu'un mandat de dépôt.

L'avocate de la défense fait valoir un "abus de langage" en ce qui concerne les insultes proférées. "C'est presque un quiproquo", plaide-t-elle timidement. "Il faut garder en tête le contexte", déclare-t-elle après avoir souligné l'incompréhension de l'interpellation ainsi que son état d'ébriété. Elle propose un sursis probatoire, si nécessaire renforcé avec des obligations de soins, "mais absolument pas de réincarcération", notamment pour ne pas bloquer son processus d'insertion par le travail.

Le prévenu est finalement condamné à deux ans de prison avec mandat de dépôt, dont un avec sursis probatoire. La peine est assortie d'une obligation de soin psychiatrique et pour l'addiction à l'alcool, ainsi qu'une obligation de travail. Il devra verser 300 euros à chacun des policiers municipaux et 600 euros à chacun des gendarmes pour préjudice corporel et moral. Trois policiers et deux gendarmes se sont constitués partie civile.

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