Un incident a éclaté ce samedi 14 juin 2025 lors du congrès du Parti socialiste (PS) à Paris. Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne, a traité Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI), de « salopard antisémite ». Cette déclaration a immédiatement suscité une vive polémique au sein de la gauche française.
Une déclaration choc au congrès du PS
Selon les informations rapportées par Le Point, Jérôme Guedj a fait cette sortie lors d'un débat sur la stratégie d'alliance à gauche. Il s'en est pris directement à Jean-Luc Mélenchon, l'accusant de tenir des propos antisémites. « C'est un salopard antisémite », a-t-il lancé, provoquant des réactions contrastées dans la salle.
Le député socialiste a justifié ses propos en évoquant les déclarations récurrentes de Jean-Luc Mélenchon sur la situation au Proche-Orient et ses critiques envers Israël. Selon Jérôme Guedj, ces prises de position franchiraient une ligne rouge en alimentant un discours antisémite.
La réaction de La France insoumise
La France insoumise n'a pas tardé à réagir. Dans un communiqué, le parti a dénoncé des « propos indignes et diffamatoires » de la part de Jérôme Guedj. « Accuser Jean-Luc Mélenchon d'antisémitisme est une calomnie intolérable », a déclaré un porte-parole de LFI, ajoutant que « ces attaques personnelles nuisent à l'unité de la gauche ».
Plusieurs cadres insoumis ont également exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux. « C'est une insulte grave qui ne repose sur aucun fait », a tweeté Manuel Bompard, coordinateur de LFI, en réclamant des excuses publiques de la part de Jérôme Guedj.
Des tensions croissantes au sein de la gauche
Cet incident illustre les profondes divisions qui traversent la gauche française à l'approche des échéances électorales. Le PS, dirigé par Olivier Faure, tente de définir une ligne d'indépendance vis-à-vis de LFI, tout en cherchant à préserver l'unité du Nouveau Front populaire.
Jérôme Guedj, figure de l'aile gauche du PS, est connu pour ses positions tranchées. Il avait déjà critiqué à plusieurs reprises la stratégie d'alliance avec LFI, qu'il juge trop conciliante. « On ne peut pas faire alliance avec quelqu'un qui tient des propos antisémites », a-t-il insisté devant les militants.
Selon des sources proches du parti, cette sortie pourrait compliquer les discussions en vue des prochaines élections législatives. Plusieurs cadres socialistes ont exprimé leur malaise, estimant que ces attaques personnelles affaiblissent la crédibilité de la gauche.



