Après Jérôme Guedj, François Ruffin nouvelle cible de la gauche antisioniste
François Ruffin ciblé par la gauche antisioniste après Guedj

Le député de la Somme François Ruffin est devenu la nouvelle cible des attaques de la gauche antisioniste, après que Jérôme Guedj a subi le même sort. Selon un article du Point publié le 20 juin 2025, cette offensive vise à marginaliser les voix jugées trop modérées au sein de la gauche française sur la question du conflit israélo-palestinien.

Une escalade des tensions au sein de la gauche

François Ruffin, connu pour ses positions sociales et son engagement auprès des classes populaires, se retrouve désormais dans le viseur de militants et de groupes se réclamant de l'antisionisme radical. Ces derniers lui reprochent notamment de ne pas adopter une ligne suffisamment dure envers Israël, contrairement à d'autres figures de La France Insoumise (LFI).

Cette situation intervient peu après que Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne, a été la cible de critiques similaires. Guedj avait été pris à partie pour avoir refusé de qualifier Israël d'État « apartheid », une position qui lui a valu des accusations de complaisance envers le gouvernement israélien.

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Des accusations de « sionisme » et de « trahison »

Les attaques contre François Ruffin prennent la forme d'accusations de « sionisme » et de « trahison de la cause palestinienne », selon les termes employés par ses détracteurs. Ces accusations sont relayées sur les réseaux sociaux et lors de réunions militantes, où Ruffin est présenté comme un « allié objectif » d'Israël.

L'article du Point souligne que cette stratégie de ciblage vise à faire taire toute voix discordante au sein de la gauche, en particulier celles qui refusent de se plier à une ligne antisioniste radicale. Les proches de Ruffin dénoncent une « chasse aux sorcières » qui affaiblit la gauche plutôt que de la renforcer.

Un impact sur le débat politique français

Cette situation a des répercussions sur le débat politique français, où la question israélo-palestinienne reste un sujet clivant. La mise au ban de figures comme Ruffin et Guedj pourrait conduire à une radicalisation des positions au sein de la gauche, au détriment d'une approche nuancée et diplomatique.

Selon le Point, cette offensive témoigne de l'emprise croissante des thèses antisionistes sur une partie de l'extrême gauche française, qui n'hésite plus à cibler ses propres membres pour imposer une ligne dure. Pour l'instant, François Ruffin n'a pas officiellement répondu à ces attaques, mais ses proches indiquent qu'il ne cédera pas à la pression.

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