Jérôme Guedj, député socialiste de l’Essonne, a déclaré le 12 mars 2025 que le Parti socialiste (PS) a besoin d’une nouvelle direction. Dans un entretien accordé au Point, il a critiqué la ligne actuelle du parti, estimant qu’elle manque de clarté et de vision pour l’avenir. Selon lui, le PS doit se réinventer pour répondre aux attentes des électeurs et retrouver une place centrale dans le paysage politique français.
Une critique de la direction actuelle
Jérôme Guedj a affirmé que « le PS a besoin d’une nouvelle direction », pointant du doigt l’incapacité de l’équipe dirigeante à proposer un projet cohérent. Il a souligné que le parti souffre d’un « manque de cap » et d’une « absence de stratégie claire » depuis plusieurs années. Cette situation, selon lui, explique en partie la baisse de confiance des électeurs envers le PS, qui a perdu de nombreux soutiens lors des dernières élections.
Le député a également évoqué la nécessité de « renouveler les méthodes de travail » et de « redonner la parole aux militants ». Il a insisté sur le fait que le parti doit « sortir de ses querelles internes » pour se concentrer sur les préoccupations des Français, comme le pouvoir d’achat, la santé ou l’éducation.
Un appel à un renouvellement stratégique
Jérôme Guedj a proposé plusieurs pistes pour redynamiser le PS. Il a notamment appelé à « un congrès extraordinaire » pour débattre des orientations futures et élire une nouvelle direction. Selon lui, ce processus doit être « transparent et démocratique », impliquant l’ensemble des adhérents.
Il a également insisté sur l’importance de « reconstruire une offre politique crédible » face à la majorité présidentielle et à l’extrême droite. « Nous devons proposer des solutions concrètes pour les classes populaires et moyennes », a-t-il déclaré, citant des mesures comme la revalorisation des salaires ou la lutte contre les inégalités fiscales.
Le député a rappelé que le PS doit « renouer avec son histoire tout en s’adaptant aux enjeux contemporains », notamment la transition écologique et la justice sociale. Il a jugé que le parti a « un rôle essentiel à jouer » dans la construction d’une alternative politique.
Un contexte de crise pour le PS
Ces déclarations interviennent dans un contexte de crise pour le Parti socialiste, qui a enregistré des scores historiquement bas aux dernières élections législatives et européennes. Selon un sondage récent cité par le député, seulement 8 % des électeurs se disent prêts à voter pour le PS, un chiffre en baisse constante depuis 2017.
Jérôme Guedj a également critiqué la stratégie d’alliances du parti, notamment avec La France insoumise, estimant qu’elle a « dilué l’identité socialiste ». Il a plaidé pour une « autonomie retrouvée » du PS, tout en restant ouvert à des coalitions ponctuelles sur des projets précis.
Le député a conclu en affirmant que « le PS a les moyens de se relever », à condition de « faire preuve de courage et de lucidité ». Il a appelé les militants à se mobiliser pour le prochain congrès, prévu en 2026, afin de « redonner vie à un parti qui a marqué l’histoire de la France ».



