Le poison du racisme : le combat continue en 2026
Le poison du racisme : le combat continue

Le racisme perd du terrain mais le match n’est pas gagné. Les polémiques qui ont accompagné l’aventure de l’équipe de France de football durant sa Coupe du monde américaine sont tristement venues nous le rappeler. De manière décomplexée, des responsables publics ont tenu des propos d’un autre temps.

Des propos racistes de responsables publics

Une sénatrice paraguayenne a comparé le capitaine Kylian Mbappé à un singe : « Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. » Un ancien Premier ministre espagnol a considéré dans une tribune que les Bleus jouent « sans Français ». Pour elle, un homme noir est un primate. Pour lui, un homme noir ne peut pas être français. Cela s’appelle du racisme.

Le même racisme qui faisait rire dans les années 80, qui n’était pas un délit en France avant les années 70 et qui justifiait la ségrégation en vigueur dans certains états américains jusque dans les années 60. Nous en sommes donc encore là en 2026, à devoir combattre ce poison qui prend aussi des formes plus sournoises.

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Des précédents et des réactions

Il y a huit ans, l’animateur sud-africain Trevor Noah avait choqué en estimant, à la télé américaine, que l’Afrique avait gagné la Coupe du monde après la victoire de l’équipe de France en Russie. À l’époque, cette façon de réduire nos joueurs à leur origine ethnique, et donc à leur couleur de peau, lui avait valu un courrier offensé de notre ambassadeur à Washington. Et Barack Obama avait profité d’un hommage à Nelson Mandela pour rappeler une évidence : « Tous ces mecs ne ressemblent pas à des Gaulois à mes yeux. Mais ils sont Français ! »

En matière de lutte contre le racisme, le pressing de la défense doit s’exercer le plus haut possible. Surtout, ne rien laisser passer. Y compris quand cette haine cible des Blancs. Le défenseur Lucas Digne, victime de messages racistes sur les réseaux sociaux après avoir provoqué un penalty en demi-finale contre l’Espagne, a reçu de très nombreux soutiens publics. Dont ceux du maire de Nice, Éric Ciotti : « L’équipe de France et le maillot français n’ont pas de couleur en dehors du drapeau tricolore. » Et de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou : « Le racisme ne change pas de nature selon la couleur de celui qu’il vise. »

Il doit être combattu sur tous les terrains. Carton rouge dès la première faute.

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