Le 16 juillet 2026, La Grande-Motte a rendu un hommage solennel aux victimes des crimes racistes et antisémites ainsi qu'aux "Justes" de France. Cette cérémonie s'est déroulée dans un double contexte : le souvenir de l'attentat contre la synagogue de la ville en 2024 et une recrudescence alarmante des actes haineux dans la région.
Une cérémonie en présence des autorités
Autour du maire Stéphan Rossignol, les autorités locales et représentantes de l'État, dont Véronique Martin Saint-Léon, secrétaire générale de la préfecture de l'Hérault, ont rendu hommage aux 76 000 Juifs déportés de France avec la complicité de l'État français. Plusieurs prises de parole ont marqué cet événement.
Discours et témoignages
Sabine Atlan, présidente de l’association cultuelle israélite de La Grande-Motte, a rappelé dans un discours poignant l'importance "de ne pas détourner le regard de notre passé, d’honorer la mémoire des victimes et de célébrer la lumière des Justes parmi les Nations, ces femmes et ces hommes qui ont sauvé des Juifs au péril de leur vie".
Perla Danan, présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Languedoc-Roussillon, a qualifié la situation actuelle d'alarmante, avec une décomplexion pour les propos abjects envers les Juifs. Elle s'est appuyée sur les chiffres du Crif de 2025 : une hausse de 19 % des agressions physiques.
Le maire insiste sur la lutte contre l'antisémitisme
Stéphan Rossignol a insisté : "La lutte contre l’antisémitisme est le révélateur de la santé morale de notre démocratie. Elle opère comme une gardienne pour nous prémunir de l’indifférence à l’immoral et à la barbarie." Face à la disparition des derniers témoins de la Shoah, l'urgence de la transmission a été soulignée.
Les Justes parmi les Nations
Michaël Iancu, délégué régional du Comité Français pour Yad Vashem, a rappelé que "28 707 Justes ont été recensés dans le monde dont 4 303 en France." La cérémonie s'est achevée par la prière juive pour la République française, dite par le rabbin Marc Marciano, suivie du traditionnel dépôt de gerbes au pied de la plaque commémorative.



