Le juge qui n'a jamais lâché dans la traque de Martin Ney
Juge opiniâtre dans l'affaire Jonathan Coulom

L'affaire Jonathan Coulom, c'est l'histoire d'un cauchemar qui s'étire. Le 7 avril 2004, le garçonnet de 9 ans disparaît d'un centre de classe verte à Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique. Son corps sera retrouvé plus d'un mois plus tard, à 30 kilomètres de là. La France est sous le choc, mais l'enquête piétine. Il faudra de longues années pour qu'un nom émerge : Martin Ney. Ce pédocriminel allemand s'apprête ce mardi à prendre place dans le box des accusés de la cour d'assises de Nantes, vingt-deux ans après les faits. Il clame son innocence.

La ténacité d'un juge

Mais derrière les longs silences et les espoirs déçus, il y a la ténacité. Celle d'un juge d'instruction, Stéphane Lorentz, qui n'a jamais laissé l'affaire s'endormir. « Ce dossier a fait un bond à partir du moment où il a été nommé », insiste Me Caty Richard, avocate de la grand-mère paternelle de Jonathan.

Un travail de longue haleine

Le juge Lorentz a multiplié les actes d'investigation, les auditions et les confrontations, malgré les difficultés et le temps qui passait. Son opiniâtreté a permis de maintenir la pression sur les suspects et de rassembler des éléments clés. C'est grâce à cette persévérance que Martin Ney a finalement été identifié et arrêté.

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L'édito de Laurence Allezy, rédactrice en chef du Parisien - Aujourd'hui en France, rend hommage à ce travail d'ombre, essentiel pour que justice soit rendue. L'affaire Jonathan Coulom illustre combien la détermination d'un juge peut faire la différence dans les enquêtes les plus complexes.

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