Le mercredi 15 juillet 2026, Cédric Jubillar a été entendu par la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne, Valérie Noël. Selon le procès-verbal d'audition consulté par le Nouvel Obs, il a déclaré : « Je reconnais les faits. Je reconnais être l'auteur de la disparition de mon épouse. »
Des aveux partiels et des incohérences
Au cours de cette audition de cinq pages, dont trois comprenant un dessin, un extrait de plan Google Maps et trois positions GPS, Cédric Jubillar a reconnu avoir étranglé son épouse, Delphine Aussaguel, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Il a déclaré : « J'ai vrillé. Je l'ai attrapée par le cou. »
Cependant, des avocats de parties civiles dénoncent les incohérences de cet homme, condamné fin 2025 à 30 ans de prison pour ce féminicide. Selon eux, ses déclarations présentent des contradictions avec les éléments matériels du dossier.
Un revirement inattendu
Cette audition fait suite aux déclarations aux médias, le lundi 6 juillet, de ses nouveaux avocats, Pierre et Guy Debuisson. Ils avaient fait part d'un inattendu revirement de la part de leur client, qui avait jusqu'alors toujours nié les faits. Ce changement de position a suscité de vives réactions parmi les parties civiles.
Delphine Aussaguel, 33 ans, avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Son corps n'a jamais été retrouvé. Cédric Jubillar, peintre-plaquiste de 38 ans, a été condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle pour meurtre.



