Le 21 juillet 2026, lors d’une confrontation judiciaire à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine Jubillar, disparue depuis décembre 2020. Selon des sources proches du dossier, il aurait déclaré : « Il m’a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants. »
Une reconnaissance inattendue
Cette déclaration a été faite en présence d’un ancien codétenu, Jonathan L., qui avait rapporté des confidences de Jubillar. Les enquêteurs avaient organisé cette confrontation pour confronter les deux hommes. Cédric Jubillar, jusqu’alors toujours contesté les accusations, a soudainement avoué les faits. « Je l’ai frappée avec un objet contondant, puis je l’ai étranglée », a-t-il précisé, selon une source judiciaire.
Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, avait disparu de son domicile de Cagnac-les-Mines (Tarn) dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Son corps n’a jamais été retrouvé. Cédric Jubillar, peintre en bâtiment de 38 ans, avait été mis en examen pour meurtre sur conjoint en juin 2021.
Les aveux détaillés
Lors de la confrontation, Jubillar a expliqué avoir agi sous le coup de la colère après une dispute concernant la garde des enfants. « Elle voulait partir avec les enfants, je ne supportais pas l’idée de ne plus les voir », a-t-il déclaré. Il a décrit avoir utilisé un marteau, puis ses mains, pour la tuer. Il a ensuite transporté le corps dans sa voiture et l’a enterré dans un bois près de la commune de Saint-Benoît-de-Carmaux.
Les enquêteurs ont rapidement organisé des fouilles dans cette zone, mais le corps n’a pas encore été localisé. « Nous allons déployer des moyens supplémentaires, notamment des chiens spécialisés et un géoradar », a indiqué le procureur de la République d’Albi, Jean-Marc Dreyfus, lors d’une conférence de presse.
Un tournant dans l’enquête
Ces aveux marquent un tournant majeur dans une affaire qui a tenu en haleine la France. Delphine Jubillar avait disparu sans laisser de traces, et son mari avait toujours clamé son innocence. « C’est un soulagement pour la famille de Delphine, mais aussi une immense douleur », a réagi Me Françoise Cotta, avocate de la famille de la victime.
L’avocat de Cédric Jubillar, Me Alexandre Martin, a indiqué que son client « a pris conscience de la gravité de ses actes » et qu’il « souhaite collaborer pleinement avec la justice ». Une expertise psychiatrique a été ordonnée pour évaluer son état mental.
L’affaire Jubillar, suivie par les médias du monde entier, a suscité de nombreuses théories, allant de la disparition volontaire à l’implication d’un réseau criminel. Les aveux de Cédric Jubillar mettent fin à ces spéculations, mais laissent la famille de Delphine dans l’attente de retrouver son corps pour lui offrir une sépulture digne.



