Le « cuisinier des stars » Jean Imbert a été placé mercredi après-midi sous le statut de témoin assisté, dans le cadre de l’enquête menée sur des accusations de violences commises sur d’ex-compagnes, a appris l’AFP de source proche du dossier. Cette décision intervient après deux jours de garde à vue et un an après le dépôt de la première plainte contre lui.
Une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris
Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une information judiciaire, une mesure permettant la saisine d’un juge d’instruction, contre le chef de 45 ans. Cette procédure fait suite à la première plainte déposée contre lui il y a un an, et au terme de deux jours de garde à vue.
M. Imbert a été entendu pendant plusieurs heures mercredi après-midi par un juge d’instruction. À l’issue de cet interrogatoire, il a été placé sous le statut de témoin assisté, selon une source proche du dossier. Ce statut, moins contraignant que la mise en examen, permet à une personne d’être entendue par le juge tout en bénéficiant de certains droits, sans être officiellement poursuivie.
Des accusations de violences sur d’anciennes compagnes
L’enquête porte sur des accusations de violences commises sur d’ex-compagnes du chef étoilé. Les faits dénoncés n’ont pas été précisés dans l’immédiat, mais ils ont conduit à l’ouverture de cette procédure judiciaire. Selon les informations recueillies, plusieurs anciennes compagnes auraient porté plainte contre Jean Imbert.
Le chef, connu pour ses apparitions médiatiques et ses restaurants prestigieux, a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Ses avocats n’ont pas encore réagi officiellement à ce placement sous le statut de témoin assisté.
Une procédure qui pourrait évoluer
Le statut de témoin assisté n’est pas définitif. Il peut évoluer en fonction des éléments recueillis au cours de l’enquête. Si de nouvelles charges apparaissent, le juge d’instruction pourrait décider de le mettre en examen. À l’inverse, si les accusations ne sont pas corroborées, la procédure pourrait être classée sans suite.
Cette affaire intervient dans un contexte où les violences conjugales et sexuelles sont au cœur des débats publics en France, notamment depuis le mouvement #MeToo. Le cas de Jean Imbert, figure médiatique, pourrait avoir un écho particulier dans le monde de la gastronomie.
L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité du juge d’instruction, qui devra déterminer si les faits reprochés au chef sont constitués. Les prochaines étapes de la procédure dépendront des auditions et des investigations complémentaires.



