Le chef cuisinier Jean Imbert est au cœur d'une enquête pour violences conjugales. Plusieurs de ses anciennes compagnes ont déposé des plaintes à son encontre, l'accusant de faits de violence. L'information a été révélée par le parquet de Paris, qui a confirmé que l'intéressé a été placé sous le statut de témoin assisté dans cette affaire.
Des plaintes multiples et concordantes
Selon les informations recueillies, au moins trois anciennes partenaires de Jean Imbert ont témoigné contre lui. Elles décrivent des comportements violents, tant physiques que psychologiques, qui se seraient déroulés sur plusieurs années. Les faits rapportés couvrent une période allant de 2018 à 2023, et les plaintes ont été déposées entre 2023 et 2025.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire en janvier 2026, après la réception de la première plainte. Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Les auditions des parties civiles et des témoins ont eu lieu au cours des mois suivants.
Un statut de témoin assisté, une étape clé
Jean Imbert a été entendu par les enquêteurs le 3 août 2026. À l'issue de cette audition, il a été placé sous le statut de témoin assisté, une mesure intermédiaire entre le simple témoin et la mise en examen. Ce statut lui permet de bénéficier de l'assistance d'un avocat et d'avoir accès au dossier, tout en n'étant pas encore officiellement mis en cause.
Son avocat, Me Pierre-Olivier Sur, a déclaré : « Jean Imbert conteste fermement les accusations portées contre lui. Il coopère pleinement avec la justice et reste serein quant à l'issue de cette procédure. » Me Sur a également souligné que son client n'a jamais fait l'objet d'une condamnation et que les faits allégués sont anciens.
Le chef nie les faits et se dit victime de dénonciations calomnieuses
Dans un communiqué transmis à l'Agence France-Presse, Jean Imbert a exprimé sa surprise et sa tristesse face à ces accusations. Il affirme n'avoir jamais exercé de violences envers qui que ce soit, et évoque des « dénonciations calomnieuses » dans un contexte de séparations difficiles. Il précise qu'il a décidé de porter plainte pour dénonciation calomnieuse contre ses accusatrices.
Cette affaire intervient alors que Jean Imbert est une figure médiatique de la gastronomie française. Chef du restaurant « Le Drugstore » à Paris, il est également connu pour ses apparitions télévisées et ses livres de recettes. Sa notoriété pourrait amplifier la couverture médiatique de cette procédure.
Les associations féministes réagissent
Plusieurs associations de lutte contre les violences faites aux femmes ont réagi à cette information. Elles rappellent que les violences conjugales restent souvent tues et que la libération de la parole est essentielle. Elles saluent le courage des plaignantes et appellent à ce que la justice fasse toute la lumière sur ces faits.
Selon une étude du ministère de l'Intérieur, en 2025, plus de 200 000 femmes ont été victimes de violences conjugales en France. Ces chiffres soulignent l'ampleur du phénomène et l'importance de traiter ces affaires avec sérieux.
La procédure se poursuit
L'enquête se poursuit désormais sous la direction d'un juge d'instruction. Le statut de témoin assisté pourrait évoluer en fonction des éléments recueillis. Si les charges deviennent suffisantes, Jean Imbert pourrait être mis en examen. Dans le cas contraire, il pourrait être disculpé.
Les avocats des plaignantes, Me Caroline Mécary et Me Anne-Sophie Laguens, ont indiqué que leurs clientes sont déterminées à aller au bout de la procédure. Elles espèrent que la justice reconnaîtra la réalité des violences subies et que cela servira d'exemple.
Cette affaire met en lumière la complexité des enquêtes pour violences conjugales, où la parole des victimes se heurte souvent à la difficulté de prouver les faits. Elle rappelle également que la présomption d'innocence doit être respectée, tant que la justice n'a pas statué.



