Infantino accusé de favoritisme à l'UEFA, la Fifa dément
Infantino accusé de favoritisme à l'UEFA, la Fifa dément

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, est au cœur d'une nouvelle polémique. Selon une enquête du quotidien britannique The Telegraph, publiée samedi 8 août, il aurait favorisé une employée de l'UEFA avec laquelle il entretenait une relation intime, alors qu'il était secrétaire général de la confédération européenne de 2009 à 2016. Ces révélations interviennent alors que le dirigeant italo-suisse est déjà fragilisé par l'abandon de son projet controversé d'ouverture de la Fifa à des investisseurs privés.

Des avantages financiers conséquents

D'après le Telegraph, qui ne cite pas ses sources, cette employée aurait bénéficié d'une promotion à l'UEFA, puis d'une « indemnité à six chiffres » validée par M. Infantino lors de son départ, dont l'année n'est pas précisée. À cela s'ajouterait le paiement de frais de scolarité pour un MBA dans une école de commerce, d'un montant d'environ 50 000 euros.

Interrogée par l'AFP, l'UEFA a confirmé « qu'un paiement » avait été effectué à ce moment-là, « assorti du règlement des frais pour un cursus MBA dans une école de commerce locale ». L'instance européenne a toutefois précisé que « ce paiement était conforme aux règles alors en vigueur pour le personnel quittant l'organisation », tout en admettant que ces règles avaient « été durcies depuis 2016 ».

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La Fifa dénonce des allégations diffamatoires

De son côté, la Fifa a réagi par la voix d'un porte-parole cité par le Telegraph. Gianni Infantino réfute « fermement ces allégations », les qualifiant de « catégoriquement fausses ». Le porte-parole a ajouté que « toute insinuation de conduite inappropriée ou de violation de statuts ou de règlements est diffamatoire », et qu'« aucun employé de l'UEFA et de la Fifa n'a jamais déposé de plainte concernant le comportement de M. Infantino, car il n'y a jamais eu d'incident impliquant ce dernier ».

Contacté samedi par l'AFP, un porte-parole de la Fifa n'avait pas donné suite. Cette affaire s'ajoute à une série de contestations pour le président de la Fifa, candidat à sa propre succession en mars prochain. Fin juillet, il avait été contraint de retirer son projet d'ouvrir la Fifa à des investisseurs privés, après une vive opposition de nombreuses fédérations, notamment l'UEFA, qui menace toujours de boycotter les Coupes du monde.

Un contexte déjà tendu

Ce nouveau scandale survient dans un climat de défiance généralisée envers le dirigeant, déjà critiqué pour sa gestion opaque et ses projets jugés « chocs ». L'UEFA a maintenu jeudi sa menace de boycott, estimant que le simple retrait du projet d'investissement était insuffisant. Gianni Infantino, qui avait présenté ses excuses aux fédérations lors d'une réunion au Maroc, tente de sauver son poste alors que des voix s'élèvent pour réclamer son départ.

Selon des informations rapportées par Midi Libre, le président de la Fifa serait également menacé de poursuites judiciaires. Le Telegraph, qui a révélé l'affaire, n'a pas fourni de preuves tangibles, mais ces accusations alimentent la polémique autour d'un homme déjà fragilisé par des scandales à répétition.

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