Ce mardi 29 septembre, les huit organisations syndicales de la fonction publique (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP) appellent à la grève et à manifester. À Nîmes, le rendez-vous est fixé à 14 h 30 devant la Maison Carrée. La mobilisation se fera sentir dans les écoles, les lycées, les hôpitaux, les collectivités, le médico-social et chez les pompiers. Selon nos informations, au moins un lycée nîmois devrait même être bloqué.
Des revendications salariales et budgétaires
Les agents publics sont invités à se mobiliser contre la dégradation de leurs conditions de travail et de leur pouvoir d'achat. Les syndicats dénoncent notamment le gel du point d'indice et les effets de l'inflation. Ils réclament « une revalorisation significative des salaires, une refonte des grilles indiciaires, l'abrogation des jours de carence ou encore davantage de moyens pour les services publics ».
Pascale Thoirey, co-secrétaire de la FSU du Gard, explique : « C'est une mobilisation destinée aussi aux utilisateurs des services publics car ce sont des conditions qui touchent tout le monde finalement. Nous voulons un service de qualité pour tout le monde. »
Des services publics laissés à l'abandon
Pour la syndicaliste, les difficultés dépassent la seule question salariale. « Nos conditions de travail se sont dégradées, on laisse dépérir les services publics : on le voit à l'état des hôpitaux par exemple », estime-t-elle. Les organisations s'inquiètent également des premières annonces budgétaires pour 2027, qui pourraient, selon elles, faire peser de nouvelles contraintes sur les services publics et leurs agents. Elles défendent « d'autres choix », fondés notamment sur une meilleure répartition des richesses.
Les syndicats mettent aussi en avant les crises climatiques de l'été – canicules, sécheresse, incendies – pour rappeler le rôle des services publics dans la protection de la population. « Au final, c'est toujours aux mêmes de se serrer la ceinture », conclut Pascale Thoirey.