Un homme de 46 ans, interpellé mardi soir sur un parking de Fontainebleau (Seine-et-Marne) et placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les incendies qui ont ravagé la forêt, est ressorti libre vendredi, a indiqué à l'AFP la procureure de la République de Fontainebleau, Diane Ngomsik.
Levée de la garde à vue
« La garde à vue a été levée car il y a peu d'éléments probants à ce stade », a déclaré la magistrate. Selon une source policière, l'homme avait forcé la rubalise pour stationner sur un parking interdit au public. De nombreux papiers journaux froissés et un briquet avaient été retrouvés dans son véhicule, mais ces éléments n'ont pas suffi à justifier un maintien en garde à vue.
Deux ouvriers mis en examen
Jeudi soir, deux ouvriers ont été mis en examen pour « destruction involontaire par incendie (...) par manquement à une obligation de sécurité ou de prudence » et leur implication dans le premier feu déclenché aux abords de l'autoroute A6, qui s'est ensuite propagé à la forêt, a précisé la procureure. Ils ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. Le gérant de la société a été placé sous le statut de témoin assisté, a ajouté la source.
Deux jeunes mis en examen et écroués
La veille, deux hommes de 18 ans, dont un pompier volontaire, soupçonnés d'avoir mis le feu délibérément en deux autres endroits, à Arbonne-la-Forêt et Fontainebleau, ont été mis en examen et écroués.
Un incendie dévastateur
L'incendie a ravagé 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau, prisée des randonneurs et des grimpeurs. Classée « réserve de biosphère » par l'Unesco, elle est située à 60 km au sud-est de Paris. Selon des données récentes, près de 11 000 feux ont déjà brûlé 35 000 hectares en France en 2026, dépassant les chiffres de 2025.



