Détention d'images pédopornographiques : deux ans de prison dont un avec sursis
Images pédopornographiques : deux ans de prison dont un avec sursis

Le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné, ce mercredi 5 août, un homme de 30 ans à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, pour la détention et l'échange d'images pédopornographiques. Il a également été inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles (Fijais).

Des vidéos insoutenables découvertes lors d'une perquisition

L'affaire a débuté dans le cadre d'une enquête nationale de grande ampleur sur le site « Coco ». Lors d'une perquisition en juin dernier, les enquêteurs ont découvert sur l'ordinateur du prévenu quatre fichiers vidéo, tous mettant en scène des fillettes, parfois âgées de seulement cinq ans, victimes de violences sexuelles. L'une de ces vidéos, particulièrement choquante, montrait une enfant d'environ dix ans pratiquant une fellation sur un adulte. Cette vidéo avait été téléchargée par le prévenu en septembre 2024, puis échangée avec d'autres utilisateurs de la plateforme, ce que la procureure a qualifié de « troc d'images ».

À l'audience, le trentenaire, décrit comme taiseux et le regard baissé, a reconnu les faits. Interpellé par une assesseure sur la réalité des souffrances infligées aux enfants, il a simplement répondu : « Pas grand-chose à part que je regrette ». Le président du tribunal a également relevé que des vidéos de membres de sa famille sous la douche avaient été retrouvées sur son ordinateur, une découverte qui en dit long sur sa personnalité, d'autant qu'il avait déjà été condamné pour exhibition sexuelle.

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La procureure évoque une « bombe à retardement »

La procureure a vivement dénoncé ces vidéos « insoutenables », soulignant que « la sodomie d'une petite fille de cinq ans peut entraîner la mort ». Elle a requis trois ans de prison, dont deux ans avec sursis probatoire, avec plusieurs obligations, estimant avoir affaire à une « bombe à retardement » nécessitant des soins.

En défense, Me Jérémy Chiarelli a plaidé pour une mesure de soins plutôt qu'une peine ferme, afin de « réduire le risque de récidive ». Il a expliqué le comportement effacé de son client par la honte, tout en assurant qu'il avait conscience de la gravité des faits. Il a également souligné qu'aucun autre fichier n'avait été stocké depuis le téléchargement de la vidéo en septembre 2024, et que les historiques n'avaient rien révélé de plus.

Une peine de deux ans, dont un an ferme

Après délibéré, le tribunal a partiellement relaxé le prévenu sur la période de prévention, la réduisant du 14 septembre 2024 au 15 juin 2026. Il a été reconnu coupable pour le reste et condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire. La peine est assortie d'une interdiction définitive d'exercer une activité professionnelle ou associative avec des mineurs. Le prévenu a également été inscrit au Fijais et maintenu en détention à l'issue de l'audience.

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