Deux ans de prison pour l'hôtesse belge qui a poignardé un homme à Mauguio
Hôtesse belge condamnée à deux ans de prison pour coup de couteau

Le 8 mai dernier, en début de soirée, un habitant de Mauguio (Hérault) a été blessé d'un coup de couteau au thorax. Son agresseuse, une hôtesse belge de 28 ans travaillant dans un bar à champagne à Bruxelles, a été condamnée ce lundi à deux ans de prison, dont un an ferme, par le tribunal judiciaire de Montpellier. La victime, un homme de 40 ans, a déclaré à la barre : "J'ai du mal à m'en remettre, je le vis très mal."

Des faits survenus sans motif apparent

Ce vendredi 8 mai, vers 21h30, l'homme venait de passer une partie de la journée avec la jeune femme, rencontrée plus tôt dans un bar de Mauguio. Alors qu'ils se trouvaient à quelques mètres de chez lui, elle a prétexté vouloir "faire un câlin" avant de lui asséner un coup de couteau au niveau du thorax. La plaie, profonde de deux centimètres, a nécessité des soins médicaux. La prévenue, de nationalité togolaise et domiciliée à Bruxelles, a été rapidement interpellée à Odysseum et a reconnu les faits.

Une expertise psychiatrique conclut à la responsabilité

Présentée aux juges fin mai, une expertise psychiatrique avait été ordonnée en raison de ses déclarations. Le rapport a conclu à "une forte réactivité émotionnelle favorisant des réactions impulsives", mais a estimé qu'elle était responsable de ses actes. Interrogée lors de l'audience, la prévenue a indiqué avoir tenté de mettre fin à ses jours durant sa détention provisoire, regrettant que son acte n'ait pas abouti. Sur les raisons de sa présence à Mauguio, elle a expliqué qu'elle "voulait voir la mer" mais "ne l'a pas trouvée".

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Des explications jugées peu crédibles

Avant la rencontre avec la future victime, elle avait accepté de se faire conduire sur le littoral puis à Montpellier, avant que la soirée ne tourne au drame sur le chemin du retour à Mauguio. "Il voulait garder ma valise et tous mes effets en otage chez lui. J'ai eu peur. Je ne voulais pas le tuer mais j'ai voulu sauver ma vie", a-t-elle assuré, sans préciser les motifs de cette panique. Le parquet a estimé que "on est face à un acte calculé, réfléchi, sournois. La légitime défense putative n'existe pas en droit."

Condamnation conforme aux réquisitions

La représentante du ministère public a qualifié les faits de "graves" et requis une peine de deux ans de prison dont un ferme, peine finalement prononcée par le tribunal. Me Mathieu Montfort, avocat de la défense, a plaidé la "faible tolérance au stress" de sa cliente et son sentiment d'être menacée, mais sans convaincre les juges. Outre la peine d'emprisonnement, la prévenue devra également indemniser la victime pour le préjudice moral subi, une provision de 4 000 euros ayant été demandée.

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