Un père de famille a menacé de décapiter une enseignante de l’école primaire Clément-Ader du Fauga, en Haute-Garonne, le 4 septembre dernier. Il était attendu ce jeudi 10 septembre devant le parquet de Toulouse pour répondre de ces faits. L’incident est survenu à la sortie des classes, après que son fils a été renvoyé de sa classe pour insolence.
Une punition à l’origine du drame
Selon La Dépêche et France 3 Occitanie, tout serait parti d’une punition infligée par la maîtresse habituelle du garçon. Insolent, il aurait été renvoyé de sa classe et dirigé vers une autre enseignante. Là encore, il aurait continué à faire « le caïd », ont rapporté des témoins au quotidien régional. C’est à la sortie des classes que le père aurait insulté puis menacé la seconde professeure, lui promettant de lui « couper la tête ».
Les collègues de l’enseignante, effarés par la gravité des faits, ont exercé leur droit de retrait le 7 septembre. Des parents d’élèves ont exprimé leur soutien à la professeure, tandis que le père a été convoqué par l’inspectrice de la circonscription de Muret, puis entendu par les gendarmes et placé en garde à vue. Il a été présenté en comparution immédiate devant le parquet ce jeudi.
Une vague de soutien et des mesures de sécurité
Le maire du Fauga, Jean-Marie Puig, a annoncé que des agents de police municipale seront présents lors des entrées et sorties de classe pour assurer la sécurité de l’établissement. De son côté, le recteur de l’académie de Toulouse, Karim Benmiloud, a « condamné avec la plus grande fermeté ces faits particulièrement graves », ajoutant : « Les professeurs doivent pouvoir exercer leur mission sans peur : la menace et l’intimidation ne peuvent en aucun cas être tolérées. »
Pour « le bien-être de l’équipe enseignante et des élèves », le maire aurait également demandé que l’enfant et sa fratrie ne soient plus scolarisés dans l’établissement, selon actu Toulouse. Cette décision vise à permettre à la famille de « repartir à zéro », compte tenu de la nouvelle notoriété qui entoure désormais leur nom.
Une famille inconnue des services
La première adjointe de la commune, Isabel Bagneris, a toutefois souligné que cette famille n’avait « jamais fait parler d’elle » auparavant. L’incident, qui a profondément choqué la communauté éducative, soulève des questions sur la sécurité des enseignants et la gestion des conflits à l’école. Les autorités locales ont réagi fermement, et l’affaire est désormais entre les mains de la justice.



