Grève dans le périscolaire à Paris : jusqu'à 300 écoles fermées ce mardi
Grève périscolaire à Paris : 300 écoles fermées ce mardi

Le mouvement de grève des animateurs du périscolaire parisien connaît ce mardi sa journée de plus forte mobilisation. Les syndicats appellent à manifester et à amplifier le mouvement pour dénoncer « la politique de répression » de la municipalité face au scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire.

Une mobilisation très suivie

L'intersyndicale de la filière, qui regroupe sept syndicats, anticipe une mobilisation « très suivie », avec la fermeture des services périscolaires dans « 200 à 300 » des 620 écoles parisiennes, a indiqué Nicolas Léger, du Supap-FSU. Depuis le début de l'appel à la grève le 11 mai, environ 300 écoles ont été impactées sur l'ensemble de la période, selon Alexandre Herzog de la CGT. La mairie a recensé entre 452 et 628 grévistes la semaine dernière.

Manifestation prévue

Ce mardi, les 14 000 animateurs de la filière sont appelés à manifester devant le siège de la Direction des affaires scolaires (Dasco), à Bastille, pour défiler ensuite vers l'Hôtel de ville, où se tient le premier Conseil de Paris ordinaire d'Emmanuel Grégoire.

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Les syndicats dénoncent un climat de suspicion

Les syndicats, soutenus par l'intersyndicale de l'enseignement du premier degré, dénoncent le « climat de suspicion généralisée et d'arbitraire qui s'est installé » depuis la mise en place du plan d'action du nouveau maire PS contre les violences sexuelles sur les enfants dans le périscolaire. « Les suspensions explosent, sans accompagnement des agents et des équipes concernées », déplorent-ils. Depuis début 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles.

La position du maire

« Ce principe intangible de suspension, les agents le trouvent trop dur, je le trouve nécessaire tant qu'on n'a pas rebâti les conditions de la confiance », a expliqué lundi le maire en installant une « convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant ». Il a ajouté : « Je préfère me faire houspiller par les syndicats que de me retrouver à devoir me justifier devant les parents d'élèves sur des décisions qui auraient été trop laxistes. »

Mesures jugées insuffisantes

La mairie précise avoir mis en place un groupe de travail pour « arriver à faire preuve de discernement » entre les violences éducatives ordinaires et les violences sexuelles lors des suspensions. Selon l'intersyndicale, les mesures sociales annoncées par Emmanuel Grégoire dans le cadre de son plan d'action à 20 millions d'euros sont « totalement insuffisantes pour répondre aux problèmes structurels » d'une filière très précarisée en « sous-effectif chronique ».

« Nous avons besoin d'annonces fortes et rapides sur des moyens pour le périscolaire », fait savoir Nicolas Léger. « Les 20 millions d'euros votés doivent être consacrés à la revalorisation du statut et des salaires des agents », a estimé sur X Rachida Dati, candidate malheureuse à la mairie de Paris et coprésidente du premier groupe d'opposition au Conseil de Paris.

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