Les syndicats Sud et CFTC de la régie de transport Lignes d'Azur (RLA) ont été reçus mercredi 22 juillet 2026 par la première adjointe au maire de Nice, Françoise Souliman. À l'issue de l'entretien, ils ont exprimé leur satisfaction d'« avoir été entendus », mais maintiennent une menace de débrayage si leurs demandes ne sont pas satisfaites rapidement.
Une délégation ovationnée après l'entretien
À la sortie de la mairie, la délégation a été accueillie par des applaudissements et des chants de ses soutiens, une petite trentaine de grévistes malgré la chaleur caniculaire. Les syndicats, qui représentent 34 % des 1 800 salariés de RLA, réclament une augmentation de salaire en adéquation avec la hausse du Smic de 2,4 %, contre les 1,5 % proposés par la direction et acceptés par la CGT, majoritaire avec 66 % des voix.
Revendications : salaires, heures sup, audit
Les syndicalistes Jean Capriglione (CFTC) et Stéphane Champoussion (Sud) ont détaillé leurs demandes : « On a pu poser la question de l'augmentation de nos salaires aujourd'hui proposée à 1,5 % alors qu'on la veut en adéquation avec l'augmentation du Smic qui est de 2,4 %. On a demandé également une hausse de la prime annuelle : le coût de la vie augmente pour tout le monde. » Ils ont également évoqué les heures supplémentaires non payées, estimées à près de 400 000 heures, et annoncé que la CFTC allait attaquer en justice. « On a aussi parlé du malaise profond de l'entreprise et demandé un audit. On n'est pas respectés. Ça ne va pas du tout… On espère une réponse ce vendredi ou en début de semaine prochaine. »
Menace de grève si pas de réponse
Les syndicats préviennent : « Si rien ne vient, on fera une nouvelle grève, notre mobilisation est intacte. »
La direction justifie l'accord avec la CGT
Le président de Lignes d'Azur, Bertrand Gasiglia, a répondu : « Un accord d'entreprise a été signé avec la CGT pour une augmentation d'1,5 % de salaire et une prime de 400 euros annuels. La CGT étant majoritaire, il n'y a pas de raison de revenir dessus. » Il a toutefois tempéré en indiquant que plusieurs audits ont été lancés sur le fonctionnement de l'entreprise. Concernant les heures supplémentaires, il a reconnu : « Ils font des semaines à 42 heures, comme d'autres à 28. Il faut que tout cela s'équilibre. J'ai demandé aux services de RLA de voir tout ça. » Il a également souligné les conditions de travail difficiles des conducteurs, notamment sur la ligne 1 de tramway qui traverse 65 croisements.



