Urines contre un mur et coups aux infirmiers : 30 mois de prison à Grasse
Grasse : 30 mois de prison pour avoir uriné et frappé à l'hôpital

Un patient enragé urine contre un mur des urgences et agresse le personnel soignant

Un homme de 40 ans, Rabii Ben S., a été condamné à 30 mois de prison pour avoir agressé le personnel des urgences de l’hôpital de Grasse. Les faits se sont déroulés le 6 avril dernier, alors qu’il était admis après un accident de trottinette. Excité et injurieux, il a tenté d’uriner contre un mur, refusant l’urinal proposé par une infirmière, qu’il a jeté violemment avant de la frapper à deux reprises au ventre.

Alerté par le bruit, un infirmier est intervenu et a constaté que le patient arrachait ses perfusions, répandant du sang. Rabii Ben S. a alors insulté l’infirmier, proférant des propos misogynes, et lui a asséné un coup de tête. Le service de sécurité a dû maîtriser l’individu, qui a été placé en salle d’attente avant d’être interpellé par la police municipale. L’hôpital et les deux victimes ont porté plainte.

Un passé judiciaire chargé

Lors de sa comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Grasse, le prévenu, aide-maçon en intérim, a minimisé ses actes. Interrogé sur les raisons de son agressivité, il a déclaré : « Ma vie est bien plus difficile que celle des infirmiers ! », évoquant un accident de travail (rupture des ligaments croisés). Il a également accusé le personnel d’avoir eu « un mauvais comportement » envers lui.

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Son casier judiciaire comporte plusieurs condamnations, notamment pour violences sur conjoint et agression sexuelle. La présidente du tribunal lui a rappelé qu’il « devra apprendre à gérer ses frustrations et respecter le personnel de santé qui fait un travail admirable dans un contexte difficile ».

La peine prononcée

L’avocate de la partie civile a rapporté les mots de l’infirmière victime : « Je fais ce métier pour soigner, pas pour recevoir des coups. » La procureure a requis un an de prison et la révocation d’un sursis antérieur d’un an à hauteur de six mois. La défense a suggéré un différend avec un médecin, sans preuve.

Le tribunal a condamné Rabii Ben S. à 30 mois de prison (18 mois ferme plus la révocation totale d’un sursis de 12 mois), avec maintien en détention et interdiction de paraître à l’hôpital de Grasse pendant trois ans. Il devra également indemniser ses victimes.

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