Un drame a secoué le petit village de Saint-Hippolyte-de-Caton, dans le Gard, ce mardi 2 juillet 2026. Un homme d'une trentaine d'années a été grièvement blessé à la gorge, victime d'une agression au couteau. Le suspect, également un trentenaire, a été interpellé et placé en garde à vue. L'enquête, menée sous l'autorité du parquet d'Alès, doit déterminer si l'intention homicide était présente.
Les faits : une dispute alcoolisée qui tourne au drame
Peu avant 19 heures, les sapeurs-pompiers du Gard ont reçu un appel de détresse. L'homme au bout du fil, blessé à la gorge, perdait abondamment du sang. Les gendarmes ont été immédiatement dépêchés sur les lieux. Pendant que les secouristes prodiguaient les premiers soins à la victime, les militaires se sont lancés à la recherche de l'agresseur.
Selon les premières constatations, les deux hommes avaient passé une grande partie de la journée à boire dans un cabanon. Une dispute futile aurait éclaté, et l'un d'eux aurait sorti un couteau, portant un coup au cou de son contradicteur. La plaie, située au niveau de la carotide, a été partiellement sectionnée. La victime a eu le sang-froid de compresser la blessure en attendant l'arrivée des secours.
Enquête en cours : le suspect interpellé
Sous l'autorité du procureur Abdelkrim Grini, les investigations ont progressé rapidement. Les gendarmes de la brigade locale, renforcés par la brigade de recherches d'Alès, ont retrouvé le suspect. Celui-ci a été interpellé et placé en garde à vue. Le procureur a précisé : "Le parquet d'Alès pourrait conserver le dossier s'il s'agit de faits de violence avec arme. Si l'intention homicide est validée, le pôle criminel de Nîmes pourrait récupérer cette affaire."
Impact et suites judiciaires
Cet incident soulève des questions sur la violence liée à l'alcool dans les zones rurales. La victime, bien que très grièvement blessée, a survécu grâce à son sang-froid. L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de l'agression et l'intention du suspect. Le parquet d'Alès pourrait soit conserver le dossier pour des faits de violence avec arme, soit le transférer au pôle criminel de Nîmes si l'intention homicide est retenue.



