Depuis plusieurs semaines, une quinzaine de cadavres de sangliers ont été découverts dans les garrigues du Gard, au nord de Nîmes, notamment sur les communes de Saint-Mamert, Gajan et Fons. Les animaux, abattus par balles, ont été laissés sur place, parfois à proximité d'habitations ou de chemins fréquentés par les promeneurs. Pour certains, les auteurs ont emporté des morceaux de viande, comme des cuisses, ce qui renforce la suspicion de braconnage.
Des cadavres en pleine décomposition
Les corps des animaux sont abandonnés à l'air libre, en pleine décomposition. Ils se signalent souvent par l'odeur, qui permet de les localiser. Les faits se sont produits alors que la saison de chasse n'a pas encore commencé, l'ouverture étant prévue ce dimanche 13 septembre. Les cadavres ont été répertoriés sur plusieurs communes du département, au nord de Nîmes, mais aussi sur des communes avoisinantes.
Les chasseurs se défendent
Plusieurs sociétés de chasse des environs, celles de Gajan, de Saint-Mamert et de Fons, tiennent à avertir la population qu'elles ne sont en rien responsables de ces actes. Elles indiquent que « les chasseurs obéissent à des règles strictes, que leur modus operandi n’a rien à voir avec cette façon de procéder, et que le braconnage est puni par la loi ». Elles rappellent également que les chasseurs ont l'obligation de retirer les cadavres de gibiers abattus.
Une suspicion de braconnage
Les tirs sont clairement à l'origine de la mort de ces sangliers. Le fait que certaines parties des animaux aient été emportées, probablement pour être cuisinées, laisse penser à du braconnage. Les sociétés de chasse locales espèrent que les autorités identifieront rapidement les responsables de ces actes illégaux.



