Le barber-shop Men’s Corner, situé au 15 rue Jean-Jaurès à Fréjus, a été contraint de suspendre son activité pour une durée d’un mois à compter du 27 juillet. La préfecture du Var a annoncé cette mesure ce jeudi 30 juillet, à la suite d’un contrôle de la Police nationale ayant révélé un délit de travail dissimulé par dissimulation de salariés.
Une procédure contradictoire respectée
Avant de prononcer cette fermeture administrative, le préfet a engagé une procédure contradictoire, permettant à l’exploitant de présenter ses observations. À l’issue de cet échange, la décision de fermeture temporaire d’un mois a été prise. Cette sanction administrative ne constitue qu’une première étape : la préfecture précise que les organismes de recouvrement pourront procéder à des redressements financiers, et que l’autorité judiciaire reste susceptible d’engager des poursuites pénales.
Un deuxième établissement visé en juillet
Cette nouvelle fermeture intervient moins de trois semaines après celle du QG Barber, installé rue Sieyès à Fréjus, qui avait écopé d’une fermeture de deux mois pour des infractions similaires. Dans ce cas, en plus du travail dissimulé, l’emploi d’un travailleur étranger sans titre de séjour avait été constaté. La préfecture avait alors annoncé que des sanctions financières supplémentaires pourraient s’ajouter.
Des contrôles renforcés dans certains secteurs
Ces deux fermetures successives illustrent la vigilance accrue des services de l’État dans les commerces susceptibles de dissimuler du travail illégal ou de servir de façade à des activités de blanchiment. Quelques mois plus tôt, une vaste opération menée autour de l’avenue de-Lattre-de-Tassigny avait déjà ciblé plusieurs barber-shops, garages et agences de location de véhicules. Le commissaire central adjoint de Fréjus, Thomas Camalon, avait alors souligné que « plusieurs petits commerces servent de façade » à des pratiques illégales.
Avec cette deuxième fermeture administrative en quelques semaines, les autorités affichent leur volonté de maintenir la pression sur ces établissements. Les contrôles, qui se sont intensifiés ces derniers mois, devraient se poursuivre, adressant un signal clair aux professionnels du secteur : le travail dissimulé sera sanctionné tant sur le plan administratif que pénal.



