La cour provinciale de Barcelone a rendu sa décision le 1er juin 2026 dans un litige opposant des voisins à une propriétaire accusée d’avoir élargi sa place de parking en déplaçant les marquages au sol. Si la justice a reconnu le droit des plaignants à agir, elle a finalement rejeté leur demande, faute de preuves suffisantes.
Conflit de voisinage autour d'un parking
Ce conflit de voisinage est né dans une copropriété espagnole. Plusieurs habitants reprochaient à une propriétaire d’avoir agrandi sa place de parking afin d’y stationner un véhicule plus imposant. Selon eux, elle aurait déplacé les lignes de marquage d’environ 81 centimètres, empiétant ainsi sur une partie des espaces communs réservés aux manœuvres. Après un premier rejet de leur demande, les voisins ont obtenu que la cour provinciale de Barcelone réexamine le dossier, rapporte Noticias Trabajo, relayé par L’Indépendant.
Décision de justice : droit d'agir mais absence de preuves
Les magistrats ont estimé que les copropriétaires pouvaient bien saisir la justice sans attendre une décision de la copropriété, celle-ci étant restée inactive face au litige. L’ancien syndic a d’ailleurs reconnu que la résidence avait « complètement ignoré le problème ». En revanche, la cour a considéré que rien ne permettait de prouver que la propriétaire avait elle-même modifié les limites de sa place.
Les marques visibles au sol provenaient en réalité d’une erreur commise lors des travaux de peinture du garage. Les lignes avaient été mal tracées puis corrigées, un problème qui avait également concerné d’autres emplacements. Le fait que la conductrice possède une voiture plus grande que les précédents occupants n’a pas non plus été retenu comme une preuve. Faute d’éléments démontrant qu’elle avait volontairement déplacé les marquages, la justice a confirmé le rejet de la demande.



