Un duo d'amis et complices devenu rival
Jeffrey Epstein, prédateur sexuel américain, et Jean-Luc Brunel, agent de mannequins français, ont longtemps été perçus comme un duo inébranlable d'amis et complices. Cependant, au milieu des années 2010, leur relation a viré au règlement de comptes, comme le révèle une enquête de Vincent Monnier publiée le 20 juillet 2026.
Le courrier de l'avocat de Brunel au procureur américain
Dans un courrier daté du 10 février 2019, l'avocat de Jean-Luc Brunel, Joe Titone, s'adresse au procureur général adjoint des États-Unis, Stephen E. Boyd. Il écrit : « Monsieur le procureur, je représente Jean-Luc Brunel, un associé de longue date de Jeffrey Epstein… » Quelques jours plus tôt, le haut magistrat s'est vu confier par le ministère de la Justice américain une enquête sur les circonstances dans lesquelles Epstein a bénéficié d'un accord de plaider coupable des plus favorables validé en 2008 par le procureur de Floride Alexander Acosta.
Un accord de plaider coupable controversé
En 2008, Jeffrey Epstein avait été condamné à une clémente peine de dix-huit mois de prison pour « sollicitation de prostitution » et « incitation de mineure à la prostitution ». Cet accord, jugé trop favorable, a suscité de vives critiques et a conduit à une enquête fédérale.
Les promesses de révélations de Brunel
Dans sa missive, Joe Titone promet des révélations de la part de son client : « Mon client est prêt à témoigner dans le cadre de l'investigation en cours. Je pense que son témoignage sera utile pour votre investigation et inclura des détails quant à l'obstruction… » La suite de l'article est réservée aux abonnés.



