Le parquet de Nîmes a qualifié d'« acte odieux et lâche » les menaces de mort adressées au maire d'Alès, Christophe Rivenq. La DZ Mafia, organisation criminelle marseillaise, a formellement démenti être à l'origine de ces menaces dans un communiqué transmis à l'AFP.
Des menaces parvenues par courrier
Le 15 février 2025, Christophe Rivenq a reçu un courrier anonyme contenant des menaces de mort. L'enquête, confiée à la police judiciaire, a rapidement orienté les soupçons vers la DZ Mafia. Cependant, l'organisation a nié toute implication, affirmant que ces menaces pourraient être l'œuvre de personnes cherchant à les discréditer.
Le maire, également vice-président de la région Occitanie, a déclaré ne pas céder à l'intimidation. « Je continuerai à exercer mes fonctions avec détermination », a-t-il affirmé.
Réactions politiques
Le préfet du Gard a condamné ces menaces et assuré que l'État protégerait l'élu. Plusieurs personnalités politiques, dont le ministre de l'Intérieur, ont exprimé leur soutien. La DZ Mafia, connue pour ses activités criminelles dans le sud de la France, est régulièrement impliquée dans des affaires de trafic de stupéfiants et d'extorsion.
Selon une source proche de l'enquête, les enquêteurs examinent la possibilité que ces menaces soient liées à des projets urbains controversés à Alès. Aucun suspect n'a encore été interpellé.
Impact sur la sécurité locale
Cet incident relance le débat sur la sécurité des élus locaux en France. En 2024, plus de 2 300 menaces ont été signalées contre des maires, selon le ministère de l'Intérieur. Christophe Rivenq a annoncé qu'il porterait plainte et que des mesures de protection renforcées seraient mises en place.



