Détention confirmée pour la famille accusée de séquestration de militaires
Détention confirmée pour famille accusée de séquestration

Le parquet de Toulon a confirmé le placement en détention provisoire de cinq membres d'une même famille, soupçonnés d'être impliqués dans la séquestration de plusieurs militaires originaires d'Outre-Mer, dont deux auraient été tués. Cette affaire, révélée par le journal Var-matin, a conduit à l'ouverture d'une information judiciaire pour meurtres, traite d'êtres humains, violences et séquestration.

Des militaires portés disparus

Selon le procureur de la République Raphaël Balland, le premier militaire disparu, né en 1997 à Nouméa, n'avait plus donné signe de vie à sa famille depuis mai 2022, après avoir quitté la Polynésie pour effectuer ses classes au sein de la Marine nationale à Saint-Mandrier. Le second, né en 1988 à Papeete, était considéré comme déserteur par la Légion étrangère depuis mai 2023, malgré d'excellents états de service et un contrat récemment renouvelé.

Des soupçons orientés vers une famille

Les investigations ont permis d'orienter les soupçons vers une famille ayant hébergé les deux disparus. Originaire de Polynésie mais résidant dans le Var depuis de nombreuses années, cette famille était composée du couple parental, de deux fils et de deux filles. Le procureur a confirmé que l'hypothèse du meurtre des deux soldats était confortée par de nombreux éléments, notamment la découverte dans les Bouches-du-Rhône, sur deux sites différents, d'ossements susceptibles de correspondre aux deux militaires disparus. Les expertises sont toujours en cours.

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Mises en examen et détention

Le père, la mère, les deux fils et l'une des filles ont été mis en examen pour traite des êtres humains commise en bande organisée et séquestrations de plusieurs personnes commises en bande organisée. La mère et les deux fils ont également été mis en examen pour meurtres des deux militaires disparus. À l'issue de leur présentation au juge des libertés et de la détention, les cinq membres ont été placés en détention provisoire. La plus jeune des filles, mise en examen pour non-dénonciation de crimes, a été placée sous contrôle judiciaire.

Enquête en cours

Les investigations se poursuivent désormais sous l'autorité du magistrat instructeur pour explorer l'intégralité de ces faits criminels. Le parquet de Toulon a confirmé ces informations au lendemain de l'enquête publiée par Var-matin.

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