Un père est suspecté d'avoir tué son fils de 17 ans, lundi 3 août 2026 à Nice, avant de tenter de mettre fin à ses jours. L'adolescent a été retrouvé sans vie dans un appartement de la rue des Étoiles, dans le quartier de la Madeleine, et son père, blessé au cou, a été hospitalisé dans un état grave. Le parquet a ouvert une enquête pour homicide volontaire, confiée au SLPJ de Nice.
Un appel au 17 qui glace le sang
Il est environ 15h30 quand un homme compose le 17. « J'ai tué mon fils, à présent je vais me tuer à mon tour », aurait-il déclaré aux policiers. Les forces de l'ordre et les secours se précipitent au 3 rue des Étoiles, une petite artère perpendiculaire au boulevard de la Madeleine. Très vite, un important dispositif est déployé : brigades anticriminalité, CRS, police municipale, sapeurs-pompiers, Samu, et l'antenne niçoise du RAID.
Le meurtrier présumé aurait exprimé son intention d'en finir, puis il a coupé tout contact avec les forces de l'ordre. Les policiers d'élite doivent intervenir. Au cinquième étage, ils font sauter la porte d'un appartement et découvrent une scène macabre : l'adolescent gît, sans vie, enveloppé dans un sac de type mortuaire. Son père se trouve à ses côtés, glissé dans un second sac, avec plusieurs plaies au cou. Il aurait tenté de s'ouvrir la gorge avec une arme blanche.
Le quartier sous le choc
Le boulevard de la Madeleine est resté à l'arrêt pendant plus de deux heures, du carrefour de Magnan à l'école de la Madeleine supérieure. Les enfants des crèches et centres de loisirs du secteur ont été confinés. Des centaines de riverains et de badauds ont été tenus à l'écart, témoins impuissants de ce drame. « Les motards nous ont fait remonter plus haut et ont bloqué la circulation. Les hommes du RAID sont arrivés, cagoulés. C'est impressionnant. Ça craint, quand même… », témoigne Loïc, un riverain.
Les premiers échos évoquaient des tirs, mais selon le procureur de la République de Nice, Sabine Neale, l'adolescent serait mort « probablement par strangulation. Les causes du décès seront éventuellement confirmées et précisées par l'autopsie ». Le père, âgé d'une quarantaine d'années, a été évacué vers l'hôpital Pasteur 2. « Il a été hospitalisé et son pronostic vital ne serait pas engagé », précise la magistrate.
Une vengeance familiale ?
Selon nos informations, le père aurait envoyé des images de son fils inerte à sa propre mère. Ce crime pourrait s'apparenter à une effroyable vengeance, dans un contexte de séparation de couple. Les enquêteurs devront déterminer si le geste a été prémédité. En attendant, le quartier reste sous le choc. « Vous vous rendez compte, 17 ans ? C'est une horreur. Je ne comprends pas comment un père arrive à faire ça », s'exclame Elisabeth, 76 ans, qui ajoute : « Je ne vais pas dormir cette nuit… »



