Cet été, les lieux de tri de la municipalité de Courry, dans le Gard, accueillent des encombrants qui ne devraient pas y être déposés. Ces dépôts clandestins, composés de petits meubles, chaises, jeux de piscine ou déchets résiduels, ont pour destination finale la déchèterie de Saint-Victor-de-Malcap. Les lieux de tri sont volontairement situés aux sorties du village afin de minimiser l'impact sur la population, mais cela les rend moins visibles et plus propices aux dépôts sauvages.
Des habitants excédés par ces dépôts sauvages
Cette situation fâche de nombreux habitants. Sur les réseaux sociaux, un habitant dénonce un comportement « lamentable et comme par hasard souvent pendant la période estivale », tandis qu'une Courriole précise que « cela a lieu toute l'année ». Le maire, Christian Sanfilippo, exprime sa tristesse de constater « comment un acte individuel nuit à l'ensemble et que ces actes nuls et inintelligents le sont d'autant plus lorsque l'on sait que le service des encombrants de la communauté de communes se déplace gratuitement ».
Des contrôles difficiles et coûteux
Bien que ces dépôts sauvages soient encadrés pénalement, il est impossible de contrôler efficacement les lieux de tri, sauf par le placement de caméras, particulièrement onéreuses et inabordables financièrement pour une petite entité comme Courry. Face à cette problématique, certains citoyens s'organisent parfois pour récolter les déchets abandonnés le long des chemins lors de leurs promenades.
Le maire veut en débattre au conseil municipal
Bien qu'aucun point ne soit actuellement à l'ordre du jour concernant cette problématique, le maire entend bien aborder le sujet avec le conseil municipal afin d'envisager la meilleure solution possible. Selon le site gouvernemental Ma Sécurité, on estime qu'un million de tonnes de déchets sauvages sont abandonnées chaque année en France dans la nature uniquement, notamment dans les forêts, les bords de route et les cours d'eau.



