La mortalité infantile augmente en France depuis 2012, et le débat public se focalise sur l'organisation des maternités. Pourtant, selon un collectif de chercheurs et de soignants, les déterminants de cette hausse sont ailleurs : précarité, santé maternelle, accès aux soins. Ils appellent à élargir la réflexion pour ne pas passer à côté des vraies causes.
Un débat centré sur les maternités, des causes ailleurs
Dans une tribune publiée sur Lemonde.fr, un collectif de chercheurs et de soignants déplore que le débat se concentre sur la fermeture des maternités et la périnatalité, alors que les déterminants de la mortalité infantile sont ailleurs. Ils pointent notamment la précarité, la santé maternelle, l'accès aux soins, ou encore les conditions de travail des femmes enceintes.
Des chiffres qui interpellent
La mortalité infantile a augmenté de 7 % entre 2012 et 2019, selon l'INSEE. Cette hausse est particulièrement marquée dans les départements les plus pauvres. Les auteurs de la tribune soulignent que les fermetures de maternités ne sont pas la cause principale de cette évolution, mais plutôt un symptôme d'un système de santé qui se dégrade dans les zones rurales et périurbaines.
Des pistes pour inverser la tendance
Pour les signataires, il est urgent de s'attaquer aux causes profondes : améliorer la santé des femmes avant et pendant la grossesse, lutter contre la précarité, renforcer la protection maternelle et infantile, et garantir un accès équitable aux soins. Ils plaident pour une politique de santé publique ambitieuse, au-delà des seules questions d'organisation hospitalière.



