Diffusion de « Maréchal, nous voilà » : erreur humaine et plainte à Carpentras
Diffusion de « Maréchal, nous voilà » : erreur humaine

Diffusion de « Maréchal, nous voilà » : ce que l'on sait

Le vendredi 8 mai 2026, la chanson « Maréchal, nous voilà », hymne officieux du régime de Vichy, a été diffusée lors de commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Carpentras (Vaucluse) et au Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales). Dans les deux cas, les organisateurs invoquent une erreur humaine.

Les faits à Carpentras

À Carpentras, le chant a retenti depuis des haut-parleurs installés dans le centre-ville, au milieu d'autres chansons de la Libération. Le maire RN, Hervé de Lépinau, a rapidement précisé que la municipalité n'était pas responsable. La radio associative RTV FM, chargée de la diffusion, a reconnu une « faute interne » : un technicien a ajouté le morceau par erreur, en téléchargeant une playlist intitulée « 1939-1945 en chansons - Le bal de la Libération » sur Spotify, où figurait le titre. Le président de RTV FM, Alain Giraudi, a expliqué que le programmateur, voulant améliorer la qualité sonore, a cru reconnaître la chanson dans le film Les Choristes et n'a pas fait le lien avec l'hymne vichyste.

Plainte pour « malveillance »

Le maire de Carpentras a annoncé son intention de porter plainte pour « malveillance », dénonçant une « manipulation politique ». Il accuse l'ancienne majorité de gauche d'être à l'origine de la polémique, mais l'ex-directeur de cabinet a démenti, affirmant avoir simplement partagé une vidéo de l'incident. La mairie mettra fin à son partenariat avec RTV FM.

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Incident similaire au Canet-en-Roussillon

Au Canet-en-Roussillon, la même chanson a été diffusée lors d'une reconstitution de la Libération. L'association MVCG Languedoc-Roussillon a expliqué que la régie sonore utilisait une playlist des années 1940 issue d'une plateforme de streaming. Le président Guy Tourreilles a précisé qu'un ingénieur du son indépendant, fourni par la mairie, n'avait pas connaissance de la portée symbolique du morceau. La diffusion a été interrompue dès que des collectionneurs présents ont signalé l'erreur.

Ces incidents rappellent la sensibilité autour des symboles de la collaboration et soulèvent des questions sur la vigilance lors de commémorations historiques.

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