Le rectorat a finalement renoncé à supprimer un poste d'assistant d'éducation (AED) au collège Gérard-Philipe de Cogolin, mettant fin à la menace d'une grève à la rentrée. La décision a été annoncée le 21 juillet, après une mobilisation des enseignants, des parents d'élèves et d'élus locaux.
Un retrait de poste qui avait déclenché la colère
En juin, le rectorat avait décidé de réduire les effectifs d'AED en supprimant un équivalent temps plein, faisant passer le nombre de postes de 8,5 à 7,5. Cette décision avait immédiatement suscité l'inquiétude au sein de l'équipe pédagogique, qui avait annoncé un mouvement de grève pour le 4 septembre, jour de la rentrée de toutes les classes.
Ce n'était pas la première fois que le collège faisait face à une telle situation. En septembre 2025, enseignants et personnels avaient déjà mené une grève pour dénoncer le manque d'AED. À l'époque, le ratio était d'un encadrant pour 117 élèves, un chiffre jugé alarmant par les syndicats. Après deux jours de mobilisation et plusieurs réunions, le rectorat avait accordé un poste supplémentaire. Mais un an plus tard, il tentait de le retirer.
Une mobilisation massive des parents et des élus
Face à ce nouveau retrait, l'association des parents d'élèves (APE) a lancé une campagne de sensibilisation. « C'est le seul collège où le nombre d'inscrits ne fait qu'augmenter et pourtant, on recule sur nos moyens. Pour appuyer notre demande au rectorat, nous avons transmis des adresses aux parents pour qu'ils puissent aussi leur écrire. Ils ont été très nombreux à nous soutenir », a déclaré Christelle Diomède, membre de l'APE.
Le député de la quatrième circonscription, Philippe Lottiaux (RN), a également adressé un courrier au directeur départemental des services de l'éducation nationale. Face à cette pression, le rectorat a finalement fait marche arrière le 21 juillet.
D'autres besoins restent à satisfaire
Si la menace de la grève s'est dissipée, d'autres revendications demeurent. L'APE réclame notamment l'ouverture d'une classe de sixième supplémentaire et une augmentation du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH). « On suivra ce que les délégués du personnel demanderont. Nous les soutiendrons. La priorité c'est la sécurité des encadrants, des élèves et donc nos enfants », a affirmé Mathieu Keiflin-Chapot, président de l'APE.



